fév
18
2012

JForum.fr : Israël sauve des enfants palestiniens. SILENCE RADIO -

JForum.fr : Israël sauve des enfants palestiniens. SILENCE RADIO -.


« Il y a eu entre huit et dix morts », a déclaré à l’AFP une porte-parole de la police israélienne, Louba Samri précisant que les victimes « sont des enfants ».

« Plus de 30 blessés ont été admis dans différents hôpitaux à Ramallah et au mont Scopus », à Jérusalem à l’hôpital israélien Hadassah, a-t-elle précisé.

Les victimes sont des enfants de classe maternelle, âgés de 4 à 6 ans, d’une école d’Anata, à Jérusalem-Est, qui se rendaient dans un parc en Cisjordanie à bord de deux bus scolaires, a-t-on appris auprès des familles et de sources médicales.

Le chauffeur du camion est également un Palestinien de Jérusalem-Estl, selon les familles.

Six corps calcinés d’enfants ainsi que celui d’une enseignante ont été amenés à la morgue de l’hôpital de Ramallah en Cisjordanie, a-t-on indiqué à l’AFP de source hospitalière palestinienne.

« Il y aura une enquête conjointe entre les polices israélienne et palestinienne. La raison de l’accident est apparemment la perte de contrôle du conducteur à cause du temps pluvieux et de la route glissante », a indiqué la porte-parole de la police israélienne.

« Le camion israélien était conduit par un chauffeur qui était un Arabe israélien », a-t-elle ajouté, sans pouvoir préciser s’il s’agissait d’un Palestinien de Jérusalem-Est, détenteur à ce titre d’une carte israélienne de résident de la ville.

L’accident s’est produit à un carrefour très fréquenté au nord de Jérusalem, dans une zone sous contrôle israélien, où l’un des deux bus scolaires s’est renversé après avoir été heurté par le camion.

« Nous annonçons trois jours de deuil et les drapeaux seront mis en berne dans toutes les institutions », a déclaré le président palestinien Mahmoud Abbas, qui a également adressé ses voeux de rétablissement aux blessés, selon des images de la télévision officielle palestinienne.

La police israélienne avait auparavant fait état dans un communiqué d’une « collision entre un camion israélien et un bus palestinien qui transportait des enfants. Le bus s’est renversé et a pris feu ».

« Il y a une coopération sur place entre le Magen David Adom et le Croissant-Rouge palestinien », a déclaré Eli Bin, le directeur du Magen David Adom, l’équivalent israélien de la Croix-Rouge, à la radio militaire.

Des dizaines de blessés ont été évacués, alors que quelque cinquante ambulances sont intervenues. Ils ont été hospitalisés à l’hôpital Hadassa Mont Scopus de Jérusalem et à l’hôpital de Ramallah.

Trois des enfants transportés sur l’hôpital israéliens pourraient être transférés à Hadassa Ein Kerem, l’un des premiers mondiaux en matière de traitement de la peau et des brûlures.

Malgré l’importante aide israélienne, le porteur du titre de « ministre de la santé de l’AP » n’a pas pu s’empêcher de se plaindre que les soldats de Tsahal n’auraient rien fait pour évacuer les victimes. En outre, la circulation a été bloquée pendant plus d’une heure.

AFP- JForum.fr

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fév
13
2012

Henri Laborit

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« L’homme entretient de lui une fausse idée qui sous la pelure avantageuse de beaux sentiments et de grandes idées, maintient férocement les dominances » (H-L)

 

Le pésimisme peut aider à ne pas tomber dans l’angélisme ou la réclame publicitaire. Nous arpentons avec l’oeuvre d’Henri Laborit des domaines vastes et complémentaires : urbanisme, vie politique, biologie,… « Dieu n’est pas un joueur de dé » : il se frottera même à la mécanique quantique. Il fut le découvreur de l’anesthésie moderne et le père des premiers psychotropes à des fin pharmacologiques. Plus de 10 ans après sa disparition, il reste en marge et pourtant ce visionaire de génie a encore de beaux jours devant lui, tant sa pensée demeure vivace.

Le biologiste et le comportementaliste, s’interrogea et tenta de résoudre certaines méprises, notamment l’idée que nous pouvons nous faire de la liberté. Pour autant, il esquissa des perspectives, un nouveau mode d’organisation par le savoir, en quelque sorte une nouvelle étape après « la lutte des classes ». Un nouvel âge passant par un mode autogestionnaire de nos sociétés humaines. Il serait donc possible de produire de l’intelligence sans passer par un système consumériste et de domination par les instincs. Sciences et humanisme ne sont pas contradictoires. La perte de foi de nos contemporains pour le progrès est un jeu dangeureux. Il ne faut pas confondre nihilisme et ce que peut être une pensée critique même péssimiste.

Il y a comme une peur à déformer sa pensée et tout son travail de recherche. Il fut l’un des plus grands scientifiques du vingtième siècle. Il reste quasiment un inconnu pour ses compatriotes, pourtant que de choses à dire sur cette homme et ses découvertes. Un des rares à tenter de s’adresser à tous les publics, ses écrits ont pu ainsi donner à penser notre monde et de l’infiniment petit à l’infiniment grand. Il tentera une grille de pensée, il restera un homme engagé pour le devenir humain qu’il présumait difficile, si ce n’est dévastateur si l’Humanité ne prenait pas conscience de ses rapports de pouvoir.

Il nous laisse beaucoup d’idées à exploiter, pas la peine non plus d’attendre la fin du monde pour le lire, notamment « la société informationnelle ». Le politique, c’est d’abord une science de l’organisation des structures sociales, analysait Henri Laborit sur le thème de l’autogestion dans une société où l’information est prépondérante. En 1973, il estimait déjà que « tant que les informations seront entre les mains de quelques-uns, que leur diffusion se fera de haut en bas, après filtrage, et qu’elles seront reçues à travers les grilles imposées par ceux qui ne désirent pas, pour la satisfaction de la dominance, que cette grille soit contestée ou qu’elle se transforme, la démocratie est un vain mot, la fausse monnaie du socialisme « .

 

« The man has a false idea of ​​him that under the skin advantageous fine sentiments and grand ideas, fiercely maintains dominance » (HL)

The pésimisme can help not to fall into the naïve or the advertising claims. We walk with the work of Henri Laborit broad and complementary areas: urban planning, politics, biology, …  »God is not a player die »: it will rub even quantum mechanics. He was the discoverer of modern anesthesia and the father of the first psychotropic pharmacological end. More than 10 years after his death, he remains on the sidelines and yet visionary genius still has a bright future ahead of him, as his thought is still alive.

The biologist and behaviourist, wondered and tried to resolve some misunderstandings, especially the idea that we can make freedom. However, he sketched the outlook, a new organization with knowledge, somehow a new stage after « class struggle ». A new age self-management through a mode of human societies. It would therefore be possible to produce intelligence without going through a consumerist and domination by instincs. Science and humanism are not contradictory. The loss of faith of our contemporaries for Progress game is dangerous. Do not confuse nihilism and that critical thinking can be very pessimistic.

There’s a fear to distort his thought and all his research. He was one of the greatest scientists of the twentieth century. He remains virtually unknown to his countrymen, however, that much to say about this man and his discoveries. One of the few to try to address all audiences, and his writings were to suggest our world and the infinitely small to the infinitely large. He will try a grid of thought will be, a man hired to become human he assumed the difficult, if not devastating if mankind did not realize its power relations.

It gives us many ideas to use, do not bother either to wait for the world to read, including « information society ». The policy is primarily a science of organization of social structures, Henri Laborit analyzed on the theme of self in a society where information is paramount. In 1973, he already felt that « as the information will be in the hands of a few, that their distribution will be from top to bottom, after filtering, and they will be received through the gates imposed by those who wish not to the satisfaction of dominance, that this grid is contested or it is transformed, democracy is an empty word, the false currency of socialism « .

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Vente aux enchères Oeuvre Falret

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Aux Champs Elysées

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fév
11
2012

Franco, 30 000 enfants volés, aider ces adultes à retrouver leurs racines. Franco, 30 000 children stolen, helping these adults to find their roots

illustration clip art of upset toothy toddler in diaper and holding blue rattle<br />

Les chiffres sont tellement énormes que l’on a du mal à y croire. Et pourtant, au coeur de l’europe, en Espagne, un énorme scandale vient de remonter à la surface. Dès années 40 jusqu’en 1987, près de 300000 bébés auraient été volés à leurs mères. Un véritable choc pour les espagnols. Complicités d’institutions religieuses et de cliniques privées. Enfants, parents adoptifs, mères spoliées, familles recomposées, un véritable système mafieux à l’échelle d’un Etat a été sciemment mis en place. Spécial Investigation a enquêté sur le système occulte des bébés volés.

Spécial Investigation – Magazine – 2011 – Présentation : Stéphane Haumant - Enquête : Marie Brunerie – Claude Ardid - Production : Capa…

Christian WIEDERLE Docandfiction-tv.fr

L’espagne doit faire face au scandale…
Au coeur de l’europe, en Espagne, un énorme scandale vient de remonter à la surface. Dès années 40 jusqu’en 1987, près de 300000 bébés auraient été volés à leurs mères. Un véritable choc pour les espagnols. Complicités d’institutions religieuses et de cliniques privées. Enfants, parents adoptifs, mères spoliées, familles recomposées, de nombreux témoignages ne laissent aucun doute sur les pratiques mafieuses et massives d’un Etat qui a sciemment participé, voir organisé le vol de bébés. Les chiffres sont tellement énormes que l’on a du mal à y croire. Et pourtant, c’est la réalité…

Un incroyable commerce d’enfants…
300000 bébés pour alimenter un vaste trafic d’enfants. Les espagnols, notamment ceux qui vécu sous l’ère Franco, doivent aujourd’hui se regarder en face, et ce n’est pas facile. Tout commence lorsque Franco arrive au pouvoir en 1939. Après sa victoire face aux républicains, la chape de plomb du dictateur s’installe. Avec son alliée, l’Eglise Catholique, Franco va commettre l’impensable. Son objectif : retirer le plus possible de nouveaux nés des familles républicaines et les faire adopter par des parents de droite catholique. « Votre bébé est mort, désolé ». Une phrase laconique, et puis plus rien. Voilà ce que toutes ces familles ont cru durant près de 50 ans. Une fois la machine lancée, rien ne l’arrêtera. La toute nouvelle démocratie espagnole, installée en 1975, va également laisser faire pour de basses raisons mercantiles jusqu’en 1987…

Des vies brisées…
Aujourd’hui, tout remonte à la surface. Combien de vies brisées par ces pratiques mafieuses d’un autre temps… Personne ne le sait réellement. Une chose est sûre : l’argent est au coeur du système. Toutes les institutions religieuses impliquées, pourtant aujourd’hui appelées à comparaître devant la justice espagnole suite aux milliers de plaintes déposées par les familles des enfants volés, nient systématiquement toutes responsabilités. La plupart se cachent derrière de vagues décisions d’Etat avec lesquelles elles n’auraient rien à voir. Un véritable mur du silence autour du tabou absolu. Idem pour les responsables de cliniques privées ou d’Etat qui auraient sciemment pratiqué ces vols de bébés…

L’ADN : dernier recours…
Aujourd’hui, des milliers de tests ADN sont en train d’être effectués en Espagne. Objectif : renouer les liens entre les mères qui cherchent leurs bébés et les enfants qui veulent retrouver leurs parents. Des parents et des enfants qui se retrouvent parfois à des milliers de kilomètres. L’enquête de Spécial Investigation a ainsi franchi l’Atlantique où de nombreux américains ou sud-américains apprennent un beau matin que leurs parents ne sont pas leurs parents biologiques. Retrouver leur mère, leur père ou un membre de leur famille, en Espagne ou ailleurs, devient alors leur seul objectif, avec l’impression bien réelle qu’on leur a volé leur vie…

The numbers are so huge that it’s hard to believe. Yet at the heart of Europe, in Spain, a huge scandal has come to the surface.From 40 years until 1987, nearly 300,000 babies have been stolen from their mothers. A real shock to the Spanish. Complicity of religious institutions and private clinics. Children, adoptive parents, mothers robbed, blended families, a true mafia system at State level has been deliberately introduced. Special Investigation investigated the occult system of babies stolen.

Special Investigation – Magazine – 2011 – Presentation: Stephane Haumant – Survey: Brunerie Marie – Claude Ardid – Production: Capa …

Christian WIEDERLE Docandfiction-tv.fr
The Spain faces the scandal …
At the heart of Europe, in Spain, a huge scandal has come to the surface. From 40 years until 1987, nearly 300,000 babies have been stolen from their mothers. A real shock to the Spanish. Complicity of religious institutions and private clinics. Children, adoptive parents, mothers robbed, blended families, many testimonies leave no doubt about the massive and mafia practices of a State which was knowingly involved, see organized theft of babies. The numbers are so huge that it’s hard to believe. Yet it is reality …

An amazing trade in children …
300,000 babies to feed a vast traffic in children. Spaniards, especially those who lived under the Franco era, must now confront, and it is not easy. It all begins when Franco came to power in 1939. After his victory against the Republicans, the yoke of dictator moved. With its ally, the Catholic Church, Franco will do the unthinkable. His goal: get the most out of newborns of republican families and have them adopted by parents of Catholic right.  »Your baby is dead, sorry ». A terse sentence, and then nothing. That’s what all these families have believed for nearly 50 years. Once the machine is started, nothing will stop it. The new Spanish democracy, installed in 1975, will also let for base reasons mercantile until 1987 …

Shattered Lives …
Today, everything goes back to the surface. How many lives shattered by these criminal practices of another time … No one really knows. One thing is sure: the money is in the heart of the system. All religious institutions involved, yet today called to appear before the Spanish courts after thousands of complaints from families of stolen children, systematically deny all liability. Most hide behind vague decisions of state with whom they have nothing to do. A real wall of silence around the absolute taboo. Ditto for those responsible for private clinics or state that would knowingly practiced these flights of babies …

DNA: last resort …
Today, thousands of DNA tests are being conducted in Spain. Objective: To renew the ties between mothers who want their babies and children who want to find their parents. Parents and children who are sometimes thousands of kilometers. The survey of Special Investigation has crossed the Atlantic where many American and South American learn one morning that their parents are not their biological parents. Find their mother, father or a family member, in Spain or elsewhere, becomes their sole objective, feeling real they were robbed of their lives …

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fév
11
2012

Guernica Picasso. Anti-Franco

Guernica est une des œuvres les plus célèbres du peintre espagnol Pablo Picasso. Il la réalisa à la suite du bombardement de la ville de Guernica qui eut lieu le 26 avril 1937, lors de la guerre d’Espagne, et qui devint rapidement un symbole de la violence de la répression franquiste avant de se convertir en symbole de l’horreur de la guerre en général. Toile monumentale s’apparentant à un puzzle aux formes démantelées caractéristique du cubisme, elle est initialement commandée pour décorer le pavillon espagnol de l’Exposition universelle de Paris de 1937 et est exposée au musée de la Reine Sofia à Madrid. Elle a été peinte à Paris.
La peinture

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Reproduction murale (en carreaux de faïence) du tableau dans la ville de Guernica.
Guernica est une peinture d’une taille imposante (349 x 776 cm). C’est une peinture d’histoire, à l’huile, exécutée en camaïeu de couleurs gris-noir barré de jaune et blanc car, tout en restant un choix artistique, Picasso a créé ce tableau grâce à la presse écrite, laquelle était encore en noir et blanc en 1937. Elle représente une scène de violence, de douleur, de mort et d’impuissance dont la cause n’est pas représentée explicitement dans la série des études préparatoires du premier jour (le 1er mai 1937) conservées au Musée de la Reine Sofia à Madrid : les flammes causées par les bombes ne sont pas encore présentes sur les toits des maisons et les premiers dessins semblent évoquer une simple querelle entre des chevaux et des taureaux qu’une femme, tendant au bout de son bras une lampe à pétrole, chasse de la place du village par ses cris. Une étude récente montrerait cependant que la toile achevée serait reliée dès ses premières esquisses aux travaux précédents de Picasso sur la Minotauromachie (1930-1937)1 : le taureau présent sur le tableau n’étant plus que l’avatar du Minotaure et son regard celui du monstre mythique qui a joui de son forfait, le viol d’une jument qui représente symboliquement d’après Picasso lui-même, le peuple espagnol. Quand il aura connaissance au cours de la journée du premier mai 1937 des photographies de Guernica en flammes publiées par les journaux, il intègrera le bombardement dans son œuvre comme une conséquence de ce viol, idée première de la construction, en rajoutant par surimpressions successives, les effets désastreux que le machisme effréné peut avoir sur l’humanité : un cortège de massacres et de villes en flammes. Picasso qui aimait se comparer avant Guernica au Minotaure, monstre mythique aux appétits sexuels jamais assouvis, a su faire émerger à la perfection par le syncrétisme qu’il opère entre la vie intérieure de l’artiste et l’événement historique qui révolutionne sa conscience, la brisure de l’espace intime par l’intrusion du viol collectif.
« La peinture n’est pas faite pour décorer les appartements, c’est un instrument de guerre, offensif et défensif, contre l’ennemi. »
— Picasso2
Le choix d’un effet global de noir et blanc évoque les photos de guerre : Picasso vivait en France depuis 1900 mais son cœur espagnol a été profondément choqué quand il a appris par la presse que Guernica avait été bombardée. Le noir et blanc du tableau résulte également des photographies prises lors de la longue élaboration de l’œuvre par la compagne de Picasso, Dora Maar, photographe surréaliste, qui apportait régulièrement au peintre dans son atelier de la rue des Grands-Augustins, les clichés des états successifs de l’œuvre3. Picasso consultait les états antérieurs de sa toile pour modifier la peinture par une nouvelle balance des blancs et des noirs pour que Guernica apparaisse comme un immense poster compréhensible par tous, dénonçant le crime contre l’humanité qui venait de se produire. Ainsi, dans le pavillon de la République espagnole de l’Exposition Universelle, Picasso put exposer une critique des totalitarismes qui étaient intervenus militairement dans la guerre d’Espagne, juste à côté de leurs pavillons monumentaux, instruments de leur propagande.
La figure centrale du tableau est un cheval blessé, une jument plus exactement, dont le corps est marqué par le viol. À gauche, une femme porte son enfant mort et hurle de douleur. Derrière elle, un taureau, impassible, image de la cruauté et de la force brutale. À droite du tableau, trois femmes désarticulées pleurent ou hurlent dont le personnage de la mère qui reprend le thème du Massacre des innocents de Nicolas Poussin. En fond de tableau, des formes géométriques sombres évoquent des immeubles effondrés. En bas, une tête d’homme et un bras coupé tient une épée brisée. Seule minuscule trace d’espoir, une main porte une toute petite fleur.
« La guerre d’Espagne est la bataille de la réaction contre le peuple, contre la liberté. Toute ma vie d’artiste n’a été qu’une lutte continuelle contre la réaction et la mort de l’art. Dans le panneau auquel je travaille et que j’appellerai Guernica et dans toutes mes œuvres récentes, j’exprime clairement mon horreur de la caste militaire qui a fait sombrer l’Espagne dans un océan de douleur et de mort. »
— Picasso

Guernica is one of the most famous works of Spanish painter Pablo Picasso. He realized after the bombing of the town of Guernica, which took place April 26, 1937, during the Spanish Civil War, and quickly became a symbol of the violence of the Francoist repression before converting into a symbol of horror of war in general. Monumental canvas resembling a puzzle shapes characteristic of Cubism dismantled, it is initially commissioned to decorate the Spanish Pavilion at the Paris Exposition of 1937 and is on display at the Queen Sofia museum in Madrid. It was painted in Paris.
Painting

Wall (in tiles) of the table in the town of Guernica.
Guernica is a painting of a large size (349 x 776 cm). It is a history painting, in oil, executed in shades of gray-black striped colors of yellow and white because, while remaining an artistic choice, Picasso created this table with the press, which was still black and white in 1937. It depicts a scene of violence, pain, death and helplessness whose cause is not shown explicitly in the series of preparatory studies of the first day (1 May 1937) in the Museum of Queen Sofia in Madrid: flames caused by the bombs are not yet present on the rooftops and the first drawings seem to evoke a simple quarrel between horses and bulls that a woman, holding his arm after an oil lamp, fighter village square with its cries. A recent study shows, however, that the painting would be completed soon joined his first sketches Picasso’s earlier works on Minotauromachie (1930-1937) 1: the bull on this table is no longer the avatar of the Minotaur and his eyes the mythical monster who has enjoyed his crime, the rape of a mare which is symbolically from Picasso himself, the Spanish people. When it becomes aware during the day May 1, 1937 photographs of Guernica in flames published by the newspapers, it will integrate the bombing in his work as a result of the rape, the first idea of ​​the construction, adding superimpositions by successive the disastrous effects that unbridled machismo can have on humanity: a trail of massacres and cities in flames. Picasso, who liked to compare Guernica before the Minotaur, the mythical monster sexual appetites never satisfied, was able to emerge to perfection by the syncretism that operates between the inner life of the artist and the historic event which revolutionized his conscience, the breaking of the intimate space by the intrusion of gang rape.
« Painting is not done to decorate apartments, it is an instrument of war, offensive and defensive, against the enemy.  »
- Picasso2
The choice of an overall effect of black and white evokes images of war: Picasso lived in France since 1900 but his Spanish heart was deeply shocked when he learned from the press that Guernica was bombed. The black and white table results also photographs taken during the long development of the work by the companion of Picasso, Dora Maar, surrealist photographer, who regularly brought the painter in his studio in the Rue des Grands-Augustins, clichés successive states of œuvre3. Picasso consulted earlier states of the canvas to change the paint with a new white balance and black for Guernica appears as a giant poster that everyone can understand, denouncing the crime against humanity that had just occurred. Thus, in the pavilion of the Spanish Republic in the World Fair, Picasso could expose a critique of totalitarianism which had intervened militarily in the war with Spain, right next to their monumental pavilions, instruments of propaganda.
The central figure in the table is a wounded horse, a mare, more precisely, whose body is marked by rape. At left, a woman carries her child screams in pain and death. Behind her, a bull, impassive image of cruelty and brute force. To the right of the table, three women disjointed cry or howl with the character of the mother who takes up the theme of the Massacre of the Innocents by Nicolas Poussin. In table background, geometric shapes evoke dark collapsed buildings. Downstairs, a man’s head and a severed arm holding a broken sword. Only tiny traces of hope, a hand wearing a tiny flower.
« The Spanish war was the Battle of the reaction against the people, against freedom. All my life as an artist was only continual struggle against reaction and the death of art. In the panel which I work and I will call Guernica, and in all my recent works, I clearly express my abhorrence of the military caste which has sunk Spain in an ocean of pain and death.  »
- Picasso

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fév
11
2012

The Spanish Civil War. La guerre civile espagnole

illustration clip art orange man with lab coat and glasses, learned and wise, pharmacologist<br />

La guerre civile espagnole
Il rejoint les républicains espagnols le 22 juillet 1936. Il monte de toutes pièces l’escadrille España avec une vingtaine de Potez et en prend le commandement bien que ne sachant pas piloter, comme coronel (colonel), jusqu’en 1937. Il participe au bombardement à Medellin, lors de la campagne du Tage, et à la destruction du terrain d’atterrissage d’Olmedo. En février 1937, il participe à une mission sur Malaga.
Les appréciations des supérieurs militaires de Malraux ne lui sont pas favorables. Antonio Camacho Benitez, chef de l’aviation gouvernementale, écrit dans un rapport : « Après l’attitude et l’action de monsieur Malraux, il conviendrait de prendre trois mesures : le réduire à la discipline, l’expulser ou le fusiller »8. D’après les mémoires d’Ignacio Hidalgo de Cisneros, qui, à la fin de la guerre civile, était général en chef de l’aviation républicaine, Malraux se déconsidéra en prétendant s’ériger en chef d’escadrille sans comprendre qu’il aurait fallu pour cela être aviateur, surtout en temps de guerre ; à trois ou quatre exceptions près, les aviateurs de Malraux n’étaient pas des antifascistes mais de simples mercenaires, attirés par une solde très élevée ; Malraux, étant ignorant de l’aviation, s’en remettait à eux mais ils ne firent rien d’utile et, au contraire, créèrent des difficultés ; Hidalgo de Cisneros essaya à plusieurs reprises de les licencier, « mais le gouvernement s’y opposait, alléguant la mauvaise impression que produirait en France l’expulsion d’Espagne, pour inutilité et indélicatesse, des aviateurs qu’une fausse propagande avait convertis en héroïques défenseurs de la liberté »9.
Malraux rentre à Paris en 1937. Après s’être inspiré de son combat pour écrire le roman L’Espoir, à l’Hôtel Alexandra, route de Castel à Vernet-les-Bains, qui sera publié en décembre 1937, il passe l’hiver à Paris, résidant à l’Hôtel Madison au 143, boulevard Saint-Germain ; Josette Clotis demeure à deux pas, à l’hôtel Royal-Condé. Il part ensuite pour les États-Unis faire une tournée de conférences afin de récolter des fonds pour la République Espagnole et visite successivement New York, Philadelphie, Washington, Hollywood, San Francisco, et au Canada, Toronto et Montréal. Il séjourne dans les Pyrénées avec Josette, après avoir participé en juillet au Congrès des écrivains pour la défense de la culture. En 1938 il réalise le film Espoir, sierra de Teruel, dont le tournage démarre en juillet à Barcelone, puis à Tarragone et dans la sierra de Montserrat, et se sépare de Clara. En janvier 1939, l’équipe du film doit évacuer Barcelone tombée aux mains des nationalistes et part terminer le film à Joinville et Villefranche-de-Rouergue. Le film est projeté trois fois puis censuré en septembre. Il tente sans succès de s’engager en 1939, à la déclaration de guerre, dans une unité de chars.

The Spanish Civil War

He joined the Spanish Republican July 22, 1936. It rises from scratch with the squadron España twenty Potez and took command while driving not knowing, as colonel (Colonel), until 1937. He participated in the bombing in Medellin, during the campaign of the Tagus, and destruction of the landing field of Olmedo. In February 1937 he completed a tour of Malaga.
The assessments of military superiors Malraux does not favor him. Antonio Camacho Benitez, head of the government air force, wrote in a report: « After the attitudes and actions of Mr. Malraux, it should take three steps: the reduction of discipline, expel him or shoot him » 8 . According to the memoirs of Ignacio Hidalgo de Cisneros, who, at the end of the Civil War, was commanding general of the Republican air force, Malraux discredited by claiming itself up as a squadron leader without understanding it would have required to be an aviator, especially in wartime, three or four exceptions, Malraux airmen were not fascist but mere mercenaries, attracted a very high balance, Malraux, being ignorant of aviation , relied on them but they did nothing useful and, instead, created difficulties; Hidalgo de Cisneros tried repeatedly to fire them, « but the government objected, arguing the wrong impression that produce in France the expulsion from Spain, for futility and dishonesty, false propaganda fliers that had converted to heroic defenders of freedom « 9.
Malraux returned to Paris in 1937. After being inspired by his struggle to write the novel L’Espoir, at the Hotel Alexandra Road Castel Vernet-les-Bains, to be published in December 1937, he spent the winter in Paris, residing Hotel Madison at 143 Boulevard Saint-Germain; Josette Clotis remains two steps, at the Royal-Conde. He then moved to the United States to do a speaking tour to raise funds for the Spanish Republic and successively visited New York, Philadelphia, Washington, Hollywood, San Francisco, and in Canada, Toronto and Montreal. He stayed in the Pyrenees with Josette, after participating in the July Writers’ Congress in defense of culture. In 1938 he directed the film Hope, Sierra de Teruel, which starts filming in July in Barcelona, ​​Tarragona and then in the Sierra de Montserrat, and separates from Clara. In January 1939, the film crew must evacuate Barcelona fell to the nationalists and hand finish the film in Joinville and Villefranche-de-Rouergue. The film is then censored three times in September.He tries unsuccessfully to commit in 1939 to the declaration of war, in a tank unit.

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fév
11
2012

The militant anti-fascist. Le militant antifasciste

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Le militant antifasciste

Dès 1933, il milite contre le fascisme et le nazisme, en prononçant un discours lors de la première réunion de l’Association des écrivains et artistes révolutionnaires, présidé par André Gide et prend la défense de Dimitrov, accusé d’avoir incendié le Reichstag. Au mois d’août, il rencontre Trotski. Il a une courte liaison avec Louise de Vilmorin.
En janvier 1934, il part à Berlin en compagnie d’André Gide pour tenter d’obtenir la grâce de Dimitrov. En mars, il se lance dans une nouvelle aventure : il va avec le capitaine Édouard Corniglion-Molinier reconnaître en avion le site de Marib, au Yémen, capitale légendaire du royaume de Saba, celui de la Reine de Saba. Le 7 mars, ils survolent les ruines et au retour rencontrent l’empereur Hailé Sélassié 1er à Addis-Abeba. De juin à septembre, Clara et André Malraux sont en URSS. Il donne des entretiens à la Pravda, rencontre Staline, Gorki, Eisenstein, ainsi que Boris Pasternak. En août, il assiste au Congrès des écrivains et prononce un discours: L’art est une conquête. Avec Gide, ils organisent le Congrès international des écrivains pour la défense de la culture, au Palais de la Mutualité.
En mars 1936, il refait un court séjour en URSS et y rencontre Gorki peu avant sa mort.

The militant anti-fascist
Since 1933, he campaigned against fascism and Nazism, in a speech at the first meeting of the Association of Revolutionary Writers and Artists, chaired by André Gide and defends Dimitrov, accused of setting fire to the Reichstag. In August, he met Trotsky.It has a brief affair with Louise de Vilmorin.
In January 1934, he moved to Berlin with André Gide to try to obtain the grace of Dimitrov. In March, he began a new adventure: it goes with Captain Edward Corniglion recognize Molinier-air site of Marib, Yemen, legendary capital of the kingdom of Sheba, oneof the Queen of Sheba. March 7, they fly over the ruins and return to meet the Emperor Haile Selassie the first in Addis Ababa. From June to September, Clara and Andre Malraux in the USSR. He gives interviews to Pravda, Stalin met Gorky, Eisenstein, and BorisPasternak. In August, he attended the Writers’ Congress and a speech: Art is a conquest. With Gide, they organize the International Congress of Writers for the Defense of Culture, the Palace of Mutuality.
In March 1936, he rebuilt a short stay in the USSR Gorky, where he met shortly before his death.

 

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fév
11
2012

Le romancier. The novelist.

illustration clip art of orange man student with graduation cap and book, scholarly and wise<br />
Le romancier

En 1926, le couple emménage au 122, boulevard Murat à Paris. En 1927, il est alité pendant un trimestre entier suite à une crise de rhumatisme articulaire aigu. Il entre au comité de lecture des éditions Gallimard et y devient directeur artistique en 1929. Ils feront avec Clara plusieurs voyages en Orient de 1929 à 1931.
En 1930, il publie La Voie royale, un roman d’aventures largement inspiré par ces événements. Il édite Calligrammes de Guillaume Apollinaire et crée la Galerie de la NRF. Au mois de décembre son père se suicide[réf. nécessaire]. En 1931, il réalise plusieurs expositions sur l’art gothico-bouddhique, l’art indo-helléniste ainsi que l’art des nomades de l’Asie centrale. En mai 1931, il voyage avec Clara en Asie : Ispahan, Afghanistan, Inde. C’est l’éditeur Gaston Gallimard qui finance le projet ; ils feront le tour du monde : Birmanie, Singapour, Hong Kong, Chine, Japon, Canada et États-Unis.
En mars 1932, survient le décès de la mère de Malraux. Il rencontre Josette Clotis, et s’installe avec Clara au 44 rue du Bac (Paris 7e), ou il écrit La Condition humaine, roman inspiré du massacre de Shanghai de 1927. Sa fille Florence naît le 28 mars 1933.

the novelist
In 1926 the couple moved to 122, Boulevard Murat in Paris. In 1927, he was bedridden for a full quarter following an attack ofrheumatic fever. He joined the peer of Gallimard and became artistic director in 1929. They will make several trips with Clara in the East from 1929 to 1931.
In 1930 he published The Royal Way, an adventure novel largely inspired by these events. It publishes Calligrammes of Guillaume Apollinaire and creates the Gallery of the NRF. In December his father commits suicide [ref. required]. In 1931, he held several exhibitions on the art Gothic-Buddhist, Indo-Hellenistic art and the art of the nomads of Central Asia. In May 1931, he travels withClara in Asia: Isfahan, Afghanistan, India. This is the publisher Gaston Gallimard who is funding the project, they will go around theworld: Burma, Singapore, Hong Kong, China, Japan, Canada and the United States.
In March 1932, occurred the death of the mother of Malraux. He met Josette Clotis, and settled with Clara at 44 rue du Bac (Paris 7),where he wrote The Human Condition, a novel inspired by the Shanghai massacre of 1927. His daughter Florence was born March 28, 1933.

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fév
11
2012

L’affaire du vol d’œuvres d’art à Angkor. The case of stolen works of art at Angkor

L’affaire du vol d’œuvres d’art à Angkor[modifier]illustration clip art orange man erudite bookworm or avid reader educating himself

Il part de Marseille pour Angkor le vendredi 13 octobre 19235. A la mi-décembre, avec ses compagnons, ils scient pour arracher une tonne de pierres sculptées et quatre grands morceaux de bas-reliefs6 au temple de Banteay Srei, qu’ils emballent et emportent pour les revendre à un collectionneur. Arrivés à Phnom-Penh, le 23 décembre 1923, ils sont arrêtés et assignés à résidence. André Malraux est condamné, le 28 octobre 1924, à trois ans de prison ferme et son ami Louis à un an et demi. Clara est acquittée. Elle repart pour Paris et mobilise en faveur de son mari les intellectuels de l’époque comme Marcel ArlandLouis AragonAndré BretonFrançois MauriacAndré Gide et Max Jacob. En appel, la peine de Malraux est réduite à un an et 8 mois avec sursis. Il rentre en France en novembre 1924 et demeure quelque temps au 39, boulevard Edgar-Quinet. Dans ses romans-documentaires, l’écrivain Roger Peyrefitte le désignera régulièrement sous le nom de « voleur de Banteay Srei ». Cette affaire lui valut quelques ennemis dont le rédacteur en chef du journal L’Impartial de Saïgon, M. Henry Chavigny de Lachevrotière, avec qui il engagea une vive polémique par journaux interposés7.

He started from Marseilles to Angkor Friday, 13 October 19235. In mid-December, with his companions, they sawing to extract a ton of stone carvings and four large pieces of low-reliefs6 the temple of Banteay Srei, they pack and carry to sell to a collector.Arrived in Phnom Penh, 23 December 1923, they were arrested and placed under house arrest. Andre Malraux was sentenced on 28 October 1924, three years in prison and his friend Louis to one and a half. Clara is paid. She returned to Paris and mobilizes to aid her husband intellectuals of the era like Marcel Arland, Louis Aragon, Andre Breton, Francois Mauriac, Andre Gide and MaxJacob. On appeal, the penalty Malraux is reduced to one year and eight months suspended. He returned to France in November1924 and remains some time at 39, boulevard Edgar-Quinet. In his novels, documentaries, the writer Roger Peyrefitte the regularlydesignated as the  »thief of Banteay Srei. » This case earned him some enemies whose chief editor of the newspaper L’ImpartialSaigon, Henry Chavigny of Lachevrotière, with whom he waged a fierce controversy by interposés7 newspapers.

 

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