![]()
« L’homme entretient de lui une fausse idée qui sous la pelure avantageuse de beaux sentiments et de grandes idées, maintient férocement les dominances » (H-L)
Le pésimisme peut aider à ne pas tomber dans l’angélisme ou la réclame publicitaire. Nous arpentons avec l’oeuvre d’Henri Laborit des domaines vastes et complémentaires : urbanisme, vie politique, biologie,… « Dieu n’est pas un joueur de dé » : il se frottera même à la mécanique quantique. Il fut le découvreur de l’anesthésie moderne et le père des premiers psychotropes à des fin pharmacologiques. Plus de 10 ans après sa disparition, il reste en marge et pourtant ce visionaire de génie a encore de beaux jours devant lui, tant sa pensée demeure vivace.
Le biologiste et le comportementaliste, s’interrogea et tenta de résoudre certaines méprises, notamment l’idée que nous pouvons nous faire de la liberté. Pour autant, il esquissa des perspectives, un nouveau mode d’organisation par le savoir, en quelque sorte une nouvelle étape après « la lutte des classes ». Un nouvel âge passant par un mode autogestionnaire de nos sociétés humaines. Il serait donc possible de produire de l’intelligence sans passer par un système consumériste et de domination par les instincs. Sciences et humanisme ne sont pas contradictoires. La perte de foi de nos contemporains pour le progrès est un jeu dangeureux. Il ne faut pas confondre nihilisme et ce que peut être une pensée critique même péssimiste.
Il y a comme une peur à déformer sa pensée et tout son travail de recherche. Il fut l’un des plus grands scientifiques du vingtième siècle. Il reste quasiment un inconnu pour ses compatriotes, pourtant que de choses à dire sur cette homme et ses découvertes. Un des rares à tenter de s’adresser à tous les publics, ses écrits ont pu ainsi donner à penser notre monde et de l’infiniment petit à l’infiniment grand. Il tentera une grille de pensée, il restera un homme engagé pour le devenir humain qu’il présumait difficile, si ce n’est dévastateur si l’Humanité ne prenait pas conscience de ses rapports de pouvoir.
Il nous laisse beaucoup d’idées à exploiter, pas la peine non plus d’attendre la fin du monde pour le lire, notamment « la société informationnelle ». Le politique, c’est d’abord une science de l’organisation des structures sociales, analysait Henri Laborit sur le thème de l’autogestion dans une société où l’information est prépondérante. En 1973, il estimait déjà que « tant que les informations seront entre les mains de quelques-uns, que leur diffusion se fera de haut en bas, après filtrage, et qu’elles seront reçues à travers les grilles imposées par ceux qui ne désirent pas, pour la satisfaction de la dominance, que cette grille soit contestée ou qu’elle se transforme, la démocratie est un vain mot, la fausse monnaie du socialisme « .
« The man has a false idea of him that under the skin advantageous fine sentiments and grand ideas, fiercely maintains dominance » (HL)
The pésimisme can help not to fall into the naïve or the advertising claims. We walk with the work of Henri Laborit broad and complementary areas: urban planning, politics, biology, … »God is not a player die »: it will rub even quantum mechanics. He was the discoverer of modern anesthesia and the father of the first psychotropic pharmacological end. More than 10 years after his death, he remains on the sidelines and yet visionary genius still has a bright future ahead of him, as his thought is still alive.
The biologist and behaviourist, wondered and tried to resolve some misunderstandings, especially the idea that we can make freedom. However, he sketched the outlook, a new organization with knowledge, somehow a new stage after « class struggle ». A new age self-management through a mode of human societies. It would therefore be possible to produce intelligence without going through a consumerist and domination by instincs. Science and humanism are not contradictory. The loss of faith of our contemporaries for Progress game is dangerous. Do not confuse nihilism and that critical thinking can be very pessimistic.
There’s a fear to distort his thought and all his research. He was one of the greatest scientists of the twentieth century. He remains virtually unknown to his countrymen, however, that much to say about this man and his discoveries. One of the few to try to address all audiences, and his writings were to suggest our world and the infinitely small to the infinitely large. He will try a grid of thought will be, a man hired to become human he assumed the difficult, if not devastating if mankind did not realize its power relations.
It gives us many ideas to use, do not bother either to wait for the world to read, including « information society ». The policy is primarily a science of organization of social structures, Henri Laborit analyzed on the theme of self in a society where information is paramount. In 1973, he already felt that « as the information will be in the hands of a few, that their distribution will be from top to bottom, after filtering, and they will be received through the gates imposed by those who wish not to the satisfaction of dominance, that this grid is contested or it is transformed, democracy is an empty word, the false currency of socialism « .
