mar 11 2012

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mar 02 2012

NAPOLEON LES JUIFS ET ISRAEL ! – Ô, Corse, île d’amour !!!

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Ô, Corse, île d’amour !!!


Place St Nicolas Bastia

JForum.fr : NAPOLEON LES JUIFS ET ISRAEL ! -.


Près de 150 ans avant la création d’Israël, Napoléon futur Napoléon 1er projette la création d’État Juif. Cette histoire peu connue, nous la relatons en mettant cela dans un contexte plus global de la relation qu’avait Napoléon avec les Juifs.

 

LE GRAND SANHEDRIN

 

« Jamais, depuis la prise de Jérusalem par Titus, autant d’hommes éclairés appartenant à la religion de Moïse n’ont pu se rassembler en un même lieu. Dispersés et persécutés, les Juifs ont été soumis soit à des taxes punitives, soit à l’abjuration de leur foi, soit à d’autres obligations et concessions opposées à leurs intérêts et à leur religion. Les circonstances présentes sont à tout égard différentes de celles qui ont existées à toute autre époque. Les Juifs n’ont plus à abandonner leur religion ni à accepter des modifications qui la profaneraient dans la lettre ou dans l’esprit. »

« Durant les persécutions des Juifs et durant les époques où ils durent se cacher pour échapper à ces persécutions, différentes sortes de doctrines et de coutumes ont vu le jour. Les rabbins prirent individuellement la liberté d’interpréter les principes de leur foi chaque fois que se présentait un besoin de clarification. Mais la droite ligne de la foi religieuse ne peut être tracée par des isolés ; elle doit être établie par un grand congrès de Juifs légalement et librement rassemblés et comprenant des membres des communautés espagnoles et portugaises, italiennes, allemandes et françaises, soit des représentants des Juifs de plus des trois-quarts de l’Europe. »

23 août 1806, Napoléon à son ministre de l’intérieur. Extrait de « L’Esprit de Napoléon : Une sélection de ses écrits et de ses déclarations » édité et traduit par J. Christophe Herold.

 

« ils devaient fuir pour échapper aux pierres »

 

« C’est un fait extraordinaire que les Juifs, bien que dispersés dans le monde entier, aient conservé les mêmes habitudes et les mêmes traits caractéristiques. Avant la Révolution de 1789, les Juifs du Comtat Venaissin (une enclave du territoire papal, près d’Avignon en France) vivaient dans d’affreuses conditions. Les chrétiens de cette région ne considéraient pas qu’un enfant d’Israël était un être humain semblable à eux. Les Juifs devaient résider dans un quartier qui leur était assigné et d’où ils ne pouvaient sortir que durant des créneaux horaires strictement imposés. Si, par malchance, ils se trouvaient dans une rue où passait une procession chrétienne (ce qui était fréquent), ils devaient fuir pour échapper aux pierres qui leur étaient jetées de tous les côtés. »

« Ils devaient toujours porter un chapeau jaune : les Juives devaient avoir un foulard de la même couleur en travers de leur poitrine. Malheur à ceux qui quittaient leur quartier sans ces signes distinctifs. Les Juifs devaient obligatoirement, en s’inclinant respectueusement, saluer tous les chrétiens, même les mendiants, qui leur disaient alors « Faites une offrande ». Le Juif devait obéir et donner cinq sous. Dieu seul sait combien de pièces de vingt-cinq centimes un Juif était ainsi obligé de payer chaque fois qu’il sortait de chez lui. »

 

(Elzéar Blaze, La vie militaire sous Napoléon, traduit par John R. Elting).

 

Une des nombreuses contributions de Napoléon à l’amélioration des conditions de vie des populations, et peut-être celle qui est la plus importante et la plus durable, est le Code Civil. Il engagea sa responsabilité personnelle dans la rédaction de la plupart des 2281 articles qui le composent.

A cette époque de l’histoire, les chefs politiques de la Révolution avaient entravé les pratiques religieuses. Napoléon ouvrit les églises catholiques fermées depuis des années et accorda la liberté des cultes aux Juifs et aux Protestants. En application de la devise  » Liberté, Egalité, Fraternité « , il donna également droit de cité aux francs-maçons.

En ce temps, les protestants de France étaient environ 680,000, soit 480,000 Calvinistes et 200,000 Luthériens. Napoléon décida que leurs pasteurs recevraient un salaire de l’État.

Le Code Civil, aussi appelé Code Napoléon. promulgué en 1804, contient 36 Lois et 2281 articles. Il fut élaboré en quatre mois de sessions quotidiennes, présidées pour la plupart par le Premier Consul en personne. Le Code Napoléon a servi de modèle à tous les juristes du XIXème siècle.

 

COMMENT NAPOLÉON A- T -IL ÉTÉ AMENÉ A S’INTÉRESSER AUX JUIFS ?

 

Napoléon Bonaparte n’a pas rencontré de Juifs dans son enfance, ni même peut-être durant ses années d’étude en France. Son premier contact avec une communauté juive s’est produit le 9 février 1797 durant la Campagne d’Italie.

Quand Napoléon et son armée entrèrent à Ancône, la communauté Juive y vivait confinée dans un étroit ghetto bouclé la nuit. Il fut frappé de constater que certaines personnes portaient des bonnets jaunes et des brassards avec l’étoile de David. Il en demanda la raison à un des ces officiers. Celui-ci répondit que c’étaient des Juifs qui devaient obligatoirement rentrer dans leur ghetto avant la nuit. Ils étaient ainsi marqués pour permettre de vérifier qu’ils n’enfreignaient pas cette règle. Napoléon ordonna immédiatement que les bonnets jaunes et les brassards soient enlevés et il les remplaça par la rosette tricolore. Il supprima le ghetto et donna des instructions pour que les Juifs puissent pratiquer ouvertement leur religion et vivre librement là où ils le souhaitaient. Les Juifs d’Ancône furent surpris et ravis de constater que les premiers soldats français qui entrèrent dans le ghetto étaient des Juifs.

Plus tard, Napoléon libéra également les Juifs des ghettos de Rome, Venise, Vérone et Padoue.

Le « Libérateur de l’Italie » abolit les lois de l’inquisition, et les Juifs furent enfin libres.

 

POURQUOI NAPOLÉON FIT-IL CELA ? AVAIT-IL UN MOTIF ?

 

Voici un autre fait qui mérite d’être signalé. Le 12 Juin 1798, quand les français s’emparèrent de Malte, Napoléon apprit que les Chevaliers interdisaient aux Juifs de pratiquer leur religion dans une synagogue. Ils traitaient les prisonniers Juifs comme des esclaves et les utilisaient ou les vendaient sans pitié. Napoléon donna immédiatement aux Juifs la permission de bâtir une synagogue.

 

JE DEMANDE ENCORE : POURQUOI NAPOLÉON EUT -IL CE COMPORTEMENT ?

 

 

QUELLE POUVAIT ETRE SA MOTIVATION ?

 

Maintenant voici un fait étonnant qui est peu connu.

Quand les français assiégeaient Saint-Jean d’Acre, Napoléon avait préparé une proclamation créant en Palestine un Etat Juif indépendant.

Il pensait occuper Saint-Jean d’Acre dans les jours suivants et se rendre ensuite à Jérusalem pour y lancer sa proclamation. A cause des Anglais accourus au secours des Turcs, il ne put réaliser ce projet.

 

Proclamation à la nation Juive Quartier général Jérusalem, 1er floréal, an VII de la République Française (20 avril 1799) Bonaparte, commandant en chef des armées de la République Française en Afrique et en Asie, aux héritiers légitimes de la Palestine :

 

Israélites, nation unique que les conquêtes et la tyrannie ont pu, pendant des milliers d’années, priver de leur terre ancestrale, mais ni de leur nom, ni de leur existence nationale !

Les observateurs attentifs et impartiaux du destin des nations, même s’ils n’ont pas les dons prophétiques d’Israël et de Joël, se sont rendus compte de la justesse des prédictions des grands prophètes qui, à la veille de la destruction de Sion, ont prédit que les enfants du Seigneur reviendraient dans leur patrie avec des chansons et dans la joie et que la tristesse et que les soupirs s’enfuiraient à jamais. (Isaie 35.10)

Debout dans la joie, les exilés ! Cette guerre sans exemple dans toute l’histoire, a été engagée pour sa propre défense par une nation, de qui les terres héréditaires étaient considérées par ses ennemis comme une proie offerte à dépecer. Maintenant cette nation se venge de deux mille ans d’ignominie. Bien que l’époque et les circonstances semblent peu favorables à l’affirmation ou même à l’expression de vos demandes, cette guerre vous offre aujourd’hui, contrairement à toute attente, le patrimoine israélien.

La Providence m’a envoyé ici avec une jeune armée, guidée par la justice et accompagnée par la victoire. Mon quartier général est à Jérusalem et dans quelques jours je serais à Damas, dont la proximité n’est plus à craindre pour la ville de David.

Héritiers légitimes de la Palestine !

La Grande Nation qui ne trafique pas les hommes et les pays selon la façon de ceux qui ont vendu vos ancêtres à tous les peuples (Joël 4.6) ne vous appelle pas à conquérir votre patrimoine. Non, elle vous demande de prendre seulement ce qu’elle a déjà conquis avec son appui et son autorisation de rester maître de cette terre et de la garder malgré tous les adversaires.

Levez-vous ! Montrez que toute la puissance de vos oppresseurs n’a pu anéantir le courage des descendants de ces héros qui auraient fait honneur à Sparte et à Rome (Maccabée 12.15). Montrez que deux mille ans d’esclavage n’ont pas réussi à étouffer ce courage.

Hâtez vous ! C’est le moment qui ne reviendra peut-être pas d’ici mille ans, de réclamer la restauration de vos droits civils, de votre place parmi les peuples du monde. Vous avez le droit à une existence politique en tant que nation parmi les autres nations. Vous avez le droit d’adorer librement le Seigneur selon votre religion. (Joël 4.20)

Sans l’échec devant Acre, Napoléon, par cette proclamation imprimée et datée le 20 avril 1799, aurait créé l’État d’Israël. Les Juifs n’auraient pas eu à attendre 150 ans de plus avant de retrouver un état indépendant.

Cette proclamation, néanmoins, a porté des fruits. Elle a donné naissance au sionisme en renforçant l’idée qu’il était juste que les juifs retrouvent une patrie. Les idées exprimées par Napoléon exaltèrent l’enthousiasme de tous ceux qui y virent la réalisation de la prophétie biblique selon laquelle les Juifs rentreraient un jour en possession de la terre de leurs ancêtres ; tout spécialement en Angleterre. Cent dix huit ans plus tard, en 1917, le Comte de Balfour, qui était le chef du parti conservateur, déclara que l’Angleterre devait aider le peuple juif à retrouver sa patrie en Palestine, mais ce n’est que 31 ans plus tard, en 1948, que l’État d’Israël sera reconnu par un vote de l’Assemblée Générale des Nations Unies. La déclaration de Napoléon, ce premier jour de Pâques de 1799, aura donc un rôle important dans la création de l’État d’Israël.

Dans le Moniteur Universel de Paris, à la date du 22 mai 1799, on trouve : « Bonaparte a publié une proclamation par laquelle il invite tous les juifs de l’Asie et de l’Afrique à se ranger sous sa bannière en vue de rétablir l’ancienne Jérusalem. Il a déjà armé un grand nombre, et leurs bataillons menacent Alep. »

Le 16 août 1800, Napoléon déclara :  » Si je gouvernais une nation juive, je rétablirais le temple de Salomon. »

 

POURQUOI NAPOLÉON FIT-IL CELA ?

 

On trouve la réponse à cette question dans le journal du docteur Barry O’Meara, le médecin personnel de l’Empereur à Sainte-Hélène.

Le 10 novembre 1816, O’Meara avait demandé à Napoléon pourquoi il avait donné aux Juifs tant d’encouragements : L’Empereur répondit, et je cite : « Je voulais libérer les Juifs pour en faire des citoyens à part entière. Ils devaient bénéficier des mêmes avantages que les Catholiques et les Protestants. J’insistais pour qu’il soient traités en frères puisque nous sommes tous les héritiers du Judaïsme. En outre, je pensais attirer en France un renfort précieux. Les Juifs sont nombreux et ils seraient venus en masse s’installer dans un pays qui leur accordait plus de privilèges que partout ailleurs. Sans les événements de 1814, bien des Juifs de toute l’Europe seraient venus s’établir en France, où liberté, égalité, fraternité leur étaient assurées, et où la porte des honneurs leur était ouverte. Ils auraient ainsi participé à la grandeur nationale. »

Tout au long de son règne, Napoléon a éprouvé une grande sympathie pour les Juifs. Il a toujours fait tout son possible pour que les Juifs bénéficient des mêmes droits que les Catholiques et les Protestants.

La Révolution de 1789 avait allégé en France les mesures d’ostracisme imposées aux Juifs. Le 27 novembre 1791, un décret de l’Assemblée Constituante leur avait accordé la citoyenneté à part entière.En fait, il s’agissait là d’une simple profession de foi, sans portée pratique. En effet, l’Assemblée Législative ne prit aucune mesure d’application. Quant à la Convention, elle ferma les synagogues, interdit de parler hébreu et d’une manière générale rendit difficile la vie des Juifs.

Sous le Directoire, les synagogues furent rendues au culte et quelques Juifs isolés purent se lancer dans les affaires ou une carrière politique.

Cependant, la masse demeura réprouvée et à peine tolérée. Lorsque le pouvoir est confié à Napoléon en France, la condition des Juifs est donc précaire et instable. Elle est soumise, selon les régions, à l’arbitraire des coutumes locales, tantôt libérales, tantôt tyranniques. Les croyances personnelles de Napoléon en matière de religion n’ont jamais été très marquées. Par contre, il avait un esprit de tolérance hors de pair. Partout où il a étendu son pouvoir, il a établi la liberté des cultes. Il disait : « La foi n’est pas du domaine de la loi. C’est le bien personnel de l’homme et personne n’a le droit de lui demander des comptes à ce sujet. »

 

Il voulait que les Juifs aient leur Jérusalem en France.

 

Metternich-Winneburg, qui était Consul d’Autriche à Paris, écrivait dans une lettre adressée en septembre 1806 au Comte Standion, Ministre des affaires étrangères d’Autriche : »Tous les juifs voient en Napoléon leur Messie. »

Napoléon fut le premier chef d’état à accorder l’égalité aux Juifs, à une époque où les autres les maintenaient en servitude. Il supprima aussi les taxes spéciales imposées aux Juifs en Allemagne et il leur donna, pour la toute première fois, l’égalité civique et politique. Quand une forte opposition se manifesta en France, Napoléon maintint fermement son soutien aux Juifs.

Quand Napoléon arriva au pouvoir, il n’y avait pas plus de 40,000 Juifs dans toute la France et ils étaient dispersés dans diverses provinces. C’est en Alsace, où vivait la moitié de la population Juive de France, que les persécutions étaient les plus sévères. A Paris, il y avait environ 1,000 Juifs. Il leur était interdit de se lancer dans les affaires, d’occuper des positions officielles et d’acheter des propriétés.

Au cours de l’élaboration de la loi du 8 avril 1802 sur l’organisation des cultes, le Conseiller d’État Jean-Etienne Portalis, principal auteur du projet, déclara : « Les Juifs bénéficieront, comme les autres, de la liberté édictée par nos lois. »

Christophe Martin Wieland était un poète et philosophe Juif parmi les plus respectés. Au cours d’un séjour en Allemagne, Napoléon tint à le rencontrer.

Bien que l’opposition antisémite fut très forte, Isaac Cerf-Beer, un citoyen Juif parmi les plus éminents, présenta à Portalis, récemment nommé ministre des cultes, un remarquable plan d’intégration des Juifs dans la nation. Ce plan fut transmis à Napoléon au camp de Boulogne en août 1805. Il l’approuva et commanda à Portalis de le mettre en pratique aussi vite que possible.

Aussi loin que les Juifs sont concernés, il ne fait aucun doute que les lois de Napoléon constituent le tournant qui leur a permis d’accéder à la libre société telle qu’elle existe aujourd’hui.

Cerf-Beer a tenu un rôle important dans l’abolition de l’impôt imposé à chaque Juif qui passait un jour à Strasbourg. Au printemps 1806, après la Campagne d’Austerlitz, Napoléon va intervenir personnellement avec la plus grande vigueur, pour que les Juifs bénéficient réellement d’une totale liberté. Cependant, le  » Mercure de France  » publia un article violemment antisémite, dans lequel il était dit que pour prétendre à la liberté en France, les Juifs devraient obligatoirement se convertir au Catholicisme. Une forte opposition menée par Molé, Beugnot, Ségur et Régnier tenta de faire avorter les plans de Napoléon en faveur des Juifs.

Pour mettre un terme aux menées antisémites reprises par plusieurs journaux, Napoléon déclara, je cite : « Ce n’est pas de cette manière qu’on réglera la question juive. On ne saurait me proposer rien de pire que de chasser de mes états un grand nombre d’individus qui y sont hommes comme les autres. Il y aurait de la faiblesse à chasser les Juifs, il y aura de la force à les assimiler. »

Le 30 mai 1806, un décret prescrit la réunion à Paris d’une assemblée composée de Juifs parmi les plus distingués et de rabbins de toutes les régions de France en vue d’étudier et d’établir les formes propres à conférer aux Israélites la qualité politique et civile des Français.

Le samedi 26 juillet 1806, cent onze représentants de la communauté Juive des départements de France et de l’Italie du nord se réunissent à la Chapelle Saint-Jean, une dépendance de l’hôtel de Ville de Paris. Ils avaient reçu une déclaration de l’Empereur : « Mon souhait est de faire des Juifs de France des citoyens utiles, concilier leurs croyances avec leur devoir de Français et éloigner les reproches qu’on a pu leur faire. Je veux que tous les hommes qui vivent en France soient égaux et bénéficient de l’ensemble de nos lois. »

Dés la première séance, le banquier bordelais Abraham Furtado est élu président. Dans son discours inaugural il fait, en termes vibrants, l’éloge de Napoléon : « Celui qui a voulu mettre fin à une sanglante anarchie et à des persécutions séculaires ».

L’Assemblée va étudier diverses questions au cours de séances tenues en août et en septembre. Si la plupart ne soulèvent pas de difficultés et suscitent de franches réponses, quelques unes cependant, comme les mariages mixtes et la définition de l’usure donnent lieu à des débats confus.

C’est alors que germe dans l’esprit de Napoléon l’idée de réunir le Grand Sanhédrin dès l’année suivante. D’émanation essentiellement religieuse, le Grand Sanhédrin est le conseil suprême de la nation juive. Cette assemblée avait gouverné Israël de 170 avant J.C. à 70 après J.C.

Le premier à s’élever contre ce projet est Alexandre, le tsar de Russie. Il se prononce violemment contre la liberté accordée aux Juifs et il demande à l’Eglise Orthodoxe de protester avec la plus grande énergie. Il désigne Napoléon comme  » l’Antéchrist et l’ennemi de Dieu « .

Une attaque venimeuse vient du « Saint Synode » de Moscou qui proclame : « Dans le but de détruire les bases des églises de la Chrétienté. l’Empereur des Français a invité dans sa capitale toutes les synagogues judaïques et il a le projet de fonder un nouveau Sanhédrin hébreu. Qui est le même tribunal qui osa jadis condamner à la croix le Seigneur Jésus. »

Dans la catholique Autriche, l’irritation est grande.

En Prusse, l’église luthérienne se montre très hostile et les réactions en Italie, bien que moins virulentes, sont néanmoins défavorables. La réaction de Londres est aussi formelle : « Nous repoussons la politique et la doctrine d’une telle Assemblée. »

Napoléon ne tient aucun compte de ces protestations, bien qu’elles soient appuyées, en France même, par des personnalités très influentes.

Peu après la victoire de lena, il adresse de Posen, le 29 novembre 1806, une note de huit pages où il entrevoit déjà le statut à accorder aux Juifs.

Le Grand Sanhédrin se réunit solennellement le 9 février 1807 pour une session d’un mois. Le cérémonial est calqué sur celui de l’état hébreu, il y a deux mille ans. La Chapelle Saint-Jean est cette fois dotée d’une vaste table en demi-cercle autour de laquelle prennent place les soixante et onze, comme au Temple de Jérusalem.

Commentant les dispositions prises au cours du Grand Sanhédrin, le vieux rabbin Sinzheim devait dire au cours de son allocution de clôture : « …et toi, Napoléon, toi le bien-aimé, toi l’idole de la France et de l’Italie, toi la terreur des superbes, le consolateur du genre humain, le soutien des affligés, le père de tous les peuples, l’élu du Seigneur, Israël t’élève un temple dans son coeur ; toutes ses pensées se portent sans cesse vers tout ce qui peut combler ta félicité. Dispose, oui, dispose entièrement de la vie et des sentiments de ceux que tu viens de mettre au rang de tes enfants, en les faisant participer à toutes les prérogatives de tes sujets les plus fidèles. »

 

Le Grand Sanhédrin était la plus haute assemblée de la nation juive. Elle n’avait pas siégé depuis 18 siècles. Napoléon eut l’idée de rassembler les principaux notables juifs de toute l’Europe, afin de leur permettre d’exposer les problèmes qui les concernaient. Convoqué par décret du 23 août 1806, le Grand Sanhédrin se réunit du 9 février au 9 mars 1807. A la fin de la dernière réunion, Napoléon fut proclamé le  » Cyrus  » des temps modernes. Il fut chaleureusement glorifié par tous les représentants unanimes.

 

Le Grand Sanhédrin était la plus haute assemblée de la nation juive. Elle n’avait pas siégé depuis 18 siècles. Napoléon eut l’idée de rassembler les principaux notables juifs de toute l’Europe, afin de leur permettre d’exposer les problèmes qui les concernaient. Convoqué par décret du 23 août 1806, le Grand Sanhédrin se réunit du 9 février au 9 mars 1807. A la fin de la dernière réunion, Napoléon fut proclamé le « Cyrus » des temps modernes. [Ce roi de Perse, Cyrus le Grand, était à l’origine de la première restauration d’Israël.] Il fut chaleureusement glorifié par tous les représentants unanimes.

Le décret de 1806 avait libéré les Juifs de leur isolement. Le Grand Sanhédrin de 1807, en faisant du Judaïsme un troisième culte officiel, les liait étroitement à leur patrie nouvelle. Les résolutions du Sanhédrin de 1807 forment ainsi une sorte de concordat qui reste, aujourd’hui encore, la base organique du Judaïsme français.

Napoléon a été le premier Chef d’État d’Europe à accorder la liberté du culte pour toutes les religions. Dans cette lithographie d’époque, il l’accorde aux Juifs.

Cependant, l’opposition ne se tient pas pour battue. Le Cardinal Fesh, oncle de Napoléon, lui dit : « Savez-vous que les Saintes Ecritures prédisent que la fin du monde surviendra quand les Juifs seront reconnus comme appartenant à une nation constituée. »

Le Maréchal Kellerman, supporté par Mole, mobilise l’opposition antisémite, ce qui lui attire les foudres de l’Empereur : « Il faut se défendre de reprocher à l’ensemble des juifs ce qui n’est que le fait d’une minorité d’entre eux. »

Chateaubriand déclare :  » …des mesures imposées qui, d’effet en effet, feront tomber les finances du monde aux échoppes des Juifs, et entraîneront partout une subversion totale. »

A cause de toute cette opposition et peut-être surtout en raison de sa lune de miel avec le tsar Alexandre, après Tilsitt, Napoléon accepta de signer, le 17 mars 1808, un décret restrictif qui limitait les libertés accordées aux Juifs.

Le 11 avril 1808, Napoléon recevait M. Furtado et Maurice Levy de Nancy qui voulaient exprimer l’émotion de leur coreligionnaires au sujet du décret restrictif. Après les avoir entendus, l’Empereur donna immédiatement l’ordre d’annuler ce décret dans 13 départements du Midi, du sud-ouest et des Vosges. En juin, ce furent Livourne et les Basses-Pyrénées qui bénéficièrent de cette mesure.

Ainsi, au bout de trois mois, plus de la moitié des départements rétablirent la liberté totale pour leurs citoyens juifs.

En 1811 , les dernières restrictions furent levées en Alsace. A partir de cette date rien dans les activités civiles ou politiques en France ne distingua les Juifs des non-Juifs.

Une anecdote montre à quel point Napoléon était sensible à la cause juive. Alors qu’il décorait un jeune soldat, David Bloom, celui-ci lui dit : « Sire, je suis alsacien et ne puis accepter de décoration tant que mes parents ne sont pas entièrement libres. » L’Empereur décida alors d’abolir les dernières restrictions.

Les Juifs purent suivre les cours des Universités et choisir leur profession dans toutes les branches de la société.

L’Almanach impérial de 1811 mentionne que la religion juive est une des trois religions officielles de France. Les décisions de Napoléon pour libérer les Juifs s’étendirent à tous les pays sous son autorité. Le Code Civil assura liberté, égalité, fraternité pour tous, quels que soient la religion ou le rang social.

En 1811, grâce à Napoléon, le Portugal accorda aux Juifs la totale liberté et leur permit d’ouvrir leurs synagogues qui étaient fermées depuis plus de 200 ans.

En Allemagne, aux Pays-Bas et en Italie les Juifs éprouvèrent, pour la première fois, la sensation d’entrer dans la vie moderne avec la possibilité de participer en hommes libres à la société.

Dans les parties de l’Espagne qui n’étaient pas sous l’autorité de la France, l’inquisition poursuivait ses tortures et ses méfaits.

Après Waterloo, la Sainte-Alliance réunie à Vienne supprima dans toute l’Europe les lois libérales de Napoléon. Le recul le plus grave se produisit dans les Etats sous la domination du pape. C’était comme si Pie VII eût voulu se venger sur la population juive des humiliations qu’il avait subies du temps de Napoléon. Il fit rétablir les ghettos et imposa de nouveau l’étoile jaune.

En France et en Hollande, ce n’est qu’en 1830 que les Juifs retrouvèrent la totale liberté. Puis ce fut le cas en Suède en 1834 et en Suisse en 1838. Il est remarquable qu’en Angleterre les Juifs ne furent libérés qu’en 1858. Lord Lionel Rothchild dut être élu cinq fois avant d’avoir le droit de siéger au Parlement.

C’est un fait historique, que la fin du règne de Napoléon, entraîna un recul de l’émancipation et plongea le Juifs dans le désespoir. Il faut noter aussi que les lois de 1808 rétablies en 1830, sont toujours en vigueur en France.

La rencontre du peuple Juif et de Napoléon marque un tournant dans l’histoire du judaïsme. En effet, l’Empereur est le premier homme d’état des temps modernes à s’être penché avec lucidité et bienveillance sur les problèmes du peuple Juif et à leur avoir donné des solutions satisfaisantes et conformes à l’éthique universelle des droits de l’homme.

Napoléon fit davantage que tous les autres chefs d’état avant lui, pour assurer la sécurité et la liberté religieuse des Juifs dans toutes les nations qu’il contrôlait. Il n’avait pourtant que peu d’avantages politiques à attendre de ses décisions généreuses, car il n’y avait pas plus de 40,000 Juifs à cette époque en France.

Les Juifs de France et de l’Empire reconnurent que ses bienfaits étaient la marque de son grand coeur et de son respect pour toutes les ethnies et religions. Ils lui étaient tellement reconnaissants, qu’ils composèrent la prière ci-dessous en son honneur. Cette prière était insérée dans les missels de toute les synagogues de l’Empire. En conséquence, tous les fidèles connaissaient cette prière qu’ils récitaient fréquemment.

 

Le texte ci-dessus est la reproduction originale de la prière en hébreu. Traduction en français ci-dessous. Collection Ben WEIDER

 

 

Prière des enfants d’Israël Citoyens de France et d’Italie pour le succès et la prospérité de notre Maître L’Empereur, le Roi Napoléon le Grand (Que sa gloire étincelle) Composée dans le mois de Mar-Hechran, année 5567 (1807) Psaumes 20, 21, 27, 147

 

J’implore l’Eternel, créateur du ciel, de la terre et de tout ce qui y vit. Tu as établi toutes les frontières du monde et fixé à chaque peuple son langage. Tu as donné aux rois le sceptre du pouvoir pour qu’ils gouvernent avec équité, justice et rectitude afin que chacun, à sa place, puisse vivre en paix.

Que nous sommes bienheureux, combien notre sort est agréable depuis que tu as placé Napoléon le Grand sur les trônes de France et d’Italie. Aucun autre homme n’est aussi digne de régner, et ne mérite autant d’honneurs et de reconnaissance ; il dirige les peuples avec une autorité bienfaisante et toute la bonté de son coeur.

Quand les rois de la terre lui ont livré bataille, toi Dieu, tu lui as prodigué tes bienfaits, tu l’as protégé, tu lui as permis de soumettre ses ennemis. Ils lui ont demandé grâce et lui, dans sa générosité, la leur a accordée.

A présent, de nouveau, les rois se sont ligués pour trahir les traités et remplacer la paix par le sang de la guerre. Des armées se sont rassemblées pour combattre l’Empereur ; voici les ennemis qui s’avancent et que notre maître avec sa puissante armée, se prépare à repousser l’agression.

O Dieu ! maître de la grandeur, de la force, de la puissance et de la beauté, nous t’implorons de te tenir près de lui. Aide-le, soutiens-le, protège-le et sauve-le de tout mal. Dis-lui « Je suis ton sauveur » et donne-lui ta lumière et ta vérité pour le guider.

De grâce, déjoue les complots de tous ses ennemis. Que dans les décisions de l’Empereur apparaisse ta splendeur. Renforce et affermis ses légions et ses alliés, que tous ses mouvements soient empreints d’intelligence et de succès.

Donne-lui la victoire et oblige ses ennemis à s’incliner devant lui et à lui demander la paix. Cette paix, il la leur accordera car lui ne souhaite que la paix entre toutes les nations.

Dieu de clémence, Maître de la paix, implante dans le coeur des rois de la terre des sentiments pacifiques pour le plus grand bien de toute l’humanité. Ne permets pas au glaive de venir chez nous verser le sang de nos frères. Fais que toutes les nations vivent dans la paix et la prospérité éternelle.

BIBLIOGRAPHIE

1. Anchel, Napoléon et les juifs, 1928 2. C.Roth, The Jews of Malta in : Transactions of the Jewish Historical Society of England, XII (1931 ). 3. The Jewish Press Magazine, April 1998, page 69 4. The Memoirs of Dr. Barry O’Meara 5. The New Judea, vol 16, September 1949 6. Simon Schwarz fuchs, Napoleon, the Jews and the Sanhedrin 7. Proctor Jones, The Memoirs of Baron Fain, First Secretary of the Emperor Cabinet, first edition, 1998. 8. Frans Kobler, Napoleon and the Jews (1975). 9. A.S. Yahuda, Conception d’un état juif par Napoléon, Evidences publication, 1951, no 19, May-June.

Ben Weider

Président de la Société Napoléonienne Internationale 2875, Chemin Bates, Montréal, Québec, Canada H3S 1B7 Chevalier de la Légion d’Honneur, Chevalier de l’Ordre national du Québec.

http://www.napoleonicsociety.com/

 

Nearly 150 years before the creation of Israel, the future Napoleon Napoleon first project to create a Jewish state. This little known history, we Allow us putting it in a broader context of the relationship with the Jews had Napoleon.

The Great Sanhedrin

« Not since the capture of Jerusalem by Titus, as many enlightened men belonging to the religion of Moses could not gather in one place. Scattered and persecuted, the Jews were subjected to either punitive taxes, or abjuration of their faith, or other obligations and opposed concessions to their interests and their religion. The present circumstances are in every respect different from those that have existed at any other time. Jews no longer have to abandon their religion or to accept changes that the profane in the letter or spirit.  »

« During the persecution of Jews during the times when they went into hiding to escape persecution, different kinds of doctrines and customs have emerged. The rabbis took individual freedom to interpret the tenets of their faith whenever arose a need for clarification. But the line of religious faith can be traced by isolated and must be established by a major convention of Jews legally and freely gathered and community members including Spanish and Portuguese, Italian, German and French, or representatives of the Jews more than three-quarters of Europe.  »

August 23, 1806, Napoleon’s Minister of the Interior. Excerpt from « The Spirit of Napoleon: A selection of his writings and his statements » edited and translated by J. Christopher Herold.

« They were forced to flee the stones »

« This is an extraordinary fact that Jews, though scattered throughout the world, have maintained the same habits and the same characteristic features. Before the 1789 Revolution, the Jews of Vaison in Vaucluse (an enclave of the Papal territory, nearAvignon in France) were living in dire conditions. Christians of this region did not consider a child of Israel was a human being like them. Jews had to live in an area assigned to them and where they could not leave during that slot strictly enforced. If, unfortunately, they were in a street where a Christian procession passed (which was often), they were forced to flee the stones which were thrown from all sides .  »

« They should always wear a yellow hat: the Jews were to have a scarf of the same color across their chest. Woe to those who left their neighborhood without such identification. Jews were required, with a respectful bow, greet all Christians, even the beggars, who told them so « Make an offering. » The Jew must obey and give five cents. God knows how many pieces of twenty-five cents and a Jew was obligated to pay each time he went out from home.  »

(Elzear Blaze, Military Life under Napoleon, translated by John R. Elting).

One of Napoleon’s many contributions to improving the living conditions of populations, and perhaps one that is most important and most lasting, is the Civil Code. He hired his personal responsibility for drafting the 2281 most items in the basket.

At that time in history, political leaders of the Revolution had impeded religious practices. Napoleon opened the closed Catholic churches for years and granted freedom of worship for Jews and Protestants. Under the motto « Liberty, Equality, Fraternity », he also gave citizenship to the Freemasons.

At that time, the Protestants of France were about 680.000, 480.000 or 200.000 Lutherans and Calvinists. Napoleon decided that their pastors receive a state salary.

The Civil Code, also known as the Napoleonic Code. promulgated in 1804, contains 36 articles and 2281 Acts. It was developed in four months of daily sessions, chaired mostly by the First Consul in person. The Napoleonic Code served as a model for all lawyers of the nineteenth century.

HOW NAPOLEON THERE BEEN BROUGHT TO LEARN ABOUT JEWS?

Napoleon Bonaparte has not met with Jews in his childhood, or perhaps even during his years of study in France. His first contact with a Jewish community occurred Feb. 9, 1797 during the Italian Campaign.

When Napoleon and his army went to Ancona, the Jewish community lived there confined in a narrow ghetto sealed off the night.He was struck by the fact that some people wore yellow caps and armbands with the Star of David. He asked the reason for one of these officers. He replied that they were Jews who were required to return to their ghetto before nightfall. They were so marked in order to verify that they did not violate this rule. Napoleon immediately ordered the yellow caps and armbands are removed and replaced them with the tricolor rosette. He removed the ghetto and gave instructions that the Jews can openly practice their religion freely and live anywhere they wanted. The Jews of Ancona were surprised and delighted that the first French soldiers entered the ghetto were Jews.

Later, Napoleon also freed the Jews from the ghettos of Rome, Venice, Verona and Padua.

The « Liberator of Italy » abolishes the laws of the Inquisition and the Jews were finally free.

WHY DOES IT FIT NAPOLEON? WAS THERE A REASON?

Here is another fact that deserves mention. On June 12, 1798, when the French took possession of Malta, Napoleon learned that the Knights forbade Jews to practice their religion in a synagogue. They treated the Jewish prisoners as slaves and sold them or used them ruthlessly. Napoleon immediately gave the Jews permission to build a synagogue.

AGAIN I ASK: WHY NAPOLEON HAD IT THIS BEHAVIOR?

WHAT COULD BE MOTIVATION?

Now here is an astonishing fact that is little known.

When the French were besieging Saint-Jean d’Acre, Napoleon prepared a proclamation establishing a Jewish state in Palestine independent.

He thought occupy Saint-Jean d’Acre in the following days and then go to Jerusalem to launch his proclamation. Because of the English flocked to the aid of the Turks, he could not complete this project.

Proclamation to the Jewish nation Jerusalem Headquarters, 1st Floreal, Year VII of the French Republic (April 20, 1799) Bonaparte, Commander-in-chief of the French Republic in Africa and Asia, to the lawful heirs of Palestine:

Israelites, unique nation, the conquest and tyranny have been for thousands of years, depriving them of their ancestral land, but neither their name nor their national existence!

Attentive and impartial observers of the destinies of nations, even if they do not have the prophetic gifts of Israel and Joel realized the prediction accuracy of the great prophets who, on the eve of the destruction of Zion , predicted that the Lord’s children would return to their homeland with songs and joy and sorrow and sighing shall run away forever. (Isaiah 35:10)

Standing in the joy, the exiles! This war unexampled in history, was engaged in his own defense by a nation whose hereditary lands were regarded by his enemies as prey offered to cut up. Now this nation will avenge two thousand years of ignominy. Although the time and circumstances seem unfavorable to the claim or even an expression of your requests, it offers to you today, contrary to expectations, the Israeli heritage.

Providence has sent me here with a young army, guided by justice and accompanied by victory. My headquarters in Jerusalem and in a few days I would be in Damascus, whose proximity is no longer to fear for the city of David.

Rightful heirs of Palestine!

The great nation which does not trade in men and countries as did those which sold your ancestors unto all people (Joel 4.6) does not call you to conquer your patrimony. No, she asks you to take only what she has already won with his support and permission to remain in control of this land and keep it against all comers.

Get up! Show that the power of your oppressors could not destroy the courage of the descendants of those heroes who have brought honor to Sparta and Rome (Maccabees 12.15). Show that two thousand years of slavery have failed in stifling it.

Hasten! It’s time that may not come back a thousand years, to claim the restoration of your civil rights, your place among the peoples of the world. You have the right to political existence as a nation among other nations. You have the right to worship the Lord freely according to your religion. (Joel 4.20)

Without failure at Acre, Napoleon, by this proclamation printed and dated April 20, 1799, would have created the state of Israel.The Jews would not have to wait 150 more years before returning to an independent state.

This proclamation, however, has borne fruit. She gave birth to Zionism reinforcing the idea that it was right that the Jews found a home. The ideas expressed by Napoleon exalted enthusiasm of all those who saw the realization of the biblical prophecy that the Jews would return one day in possession of the land of their ancestors; especially in England. Hundred and eighteen years later, in 1917, the Earl of Balfour, who was the Conservative leader, declared that England would assist the Jewish people to return to its homeland in Palestine, but it is only 31 years later In 1948, the State of Israel will be recognized by a vote of the UN General Assembly. The declaration of Napoleon, this first day of Easter 1799, will have an important role in the creation of the State of Israel.

In the Moniteur Universel de Paris, as of May 22, 1799, found: « Bonaparte issued a proclamation in which he invites all the Jews of Asia and Africa to rally under its banner to restore ancient Jerusalem. He has armed many, and their battalions threaten Aleppo.  »

On August 16, 1800, Napoleon declared: « If I ruled the Jewish nation, I would restore the temple of Solomon. »

WHY DOES IT FIT NAPOLEON?

We find the answer to this question in the paper of Dr. Barry O’Meara, the personal physician of the Emperor at St. Helena.

November 10, 1816, O’Meara asked Napoleon why he had given so much encouragement to the Jews: The Emperor replied, and I quote: « I wanted to free the Jews to make them full citizens. They should enjoy the same benefits as the Catholics and Protestants. I insisted he be treated as brothers because we are all heirs of Judaism. In addition, I thought in France attract a valuable reinforcement. Jews are numerous and they would have come mass to settle in a country which gave them more privileges than elsewhere. Without the events of 1814, many Jews from all over Europe would come to settle in France, where liberty, equality, fraternity they were insured, and where the door was open their honors. They have participated in national greatness.  »

Throughout his reign, Napoleon felt great sympathy for the Jews. He has always done everything possible so that the Jews enjoy the same rights as Catholics and Protestants.

The 1789 Revolution in France had lightened measures ostracism imposed on the Jews. On 27 November 1791, a decree of the Constituent Assembly had granted them full citizenship entière.En fact, it was a simple profession of faith, moot. Indeed, the Legislative Assembly took no enforcement action. As to the Convention, she closed the synagogues, forbidden to speak Hebrew and generally made life difficult for Jews.

Under the Directory, the synagogues were restored for worship and a few isolated Jews were able to go into business or political career.

However, the mass remained condemned and barely tolerated. When the power is entrusted to Napoleon in France, the condition of the Jews is precarious and unstable. It is subject, by region, the arbitrariness of local customs, sometimes liberal, sometimes tyrannical. Napoleon’s personal beliefs about religion have never been very marked. By cons, he had a spirit of tolerance to none.Wherever he laid his power, he established freedom of worship. He said: « Faith is not the domain of law. This is the personal property rights and nobody has the right to hold him accountable on this. »

He wanted the Jews to have their Jerusalem in France.

Winneburg-Metternich, who was Austrian Consul in Paris, wrote in a letter in September 1806 to Count Standion, Foreign Minister of Austria: « All Jews see Napoleon as their Messiah. »

Napoleon was the first head of state to grant equality to the Jews, at a time when others kept them in bondage. It also abolished special taxes on Jews in Germany and he gave them, for the first time, the civil and political equality. When strong opposition manifested itself in France, Napoleon firmly maintained its support for Jews.

When Napoleon came to power, there was no more than 40,000 Jews throughout France and they were scattered in various provinces. This is in Alsace, where lived half the Jewish population of France, that the persecutions were most severe. In Paris, there were about 1,000 Jews. They were forbidden to go into business, to occupy official positions and buy properties.

During the development of the law of April 8, 1802 on the organization of worship, State Councillor Jean-Etienne Portalis, lead author of the project, said: « The Jews will, as others, freedom enacted by our laws.  »

Christopher Martin Wieland was a Jewish poet and philosopher among the most respected. During a stay in Germany, Napoleon stood to meet him.

Although the opposition was very strong anti-Semitic, Isaac Cerf-Beer, a citizen of the most eminent Jew, presented at Portalis, recently appointed Minister for Religious Affairs, a remarkable level of integration of Jews into the nation. This plan was sent to Napoleon at Boulogne in August 1805. He approved it and ordered Portalis to implement it as quickly as possible.

As far as Jews are concerned, there is no doubt that the laws of Napoleon is the turning point that allowed them to access the free society as it exists today.

Cerf-Beer has played an important role in the abolition of the tax imposed on every Jew who spent one day in Strasbourg. In spring 1806, after the campaign of Austerlitz, Napoleon personally intervene with great force, so that Jews really benefit from total freedom. However, the « Mercure de France » published an article violently anti-Semitic, in which he was said to be eligible for freedom in France, the Jews should be required to convert to Catholicism. Strong opposition led by Mole, Beugnot, Segur, and Regnier tried to thwart the plans of Napoleon for the Jews.

To put an end to anti-Semitic times carried by several newspapers, Napoleon said, I quote: « It’s not how we solve the Jewish question. We can not offer me nothing worse than chasing one of my statements many individuals who are just like men. There would be weak to expel the Jews, there will be strength to assimilate them.  »

May 30, 1806, a decree prescribes the meeting in Paris to a gathering of Jews among the most distinguished and rabbis from all regions of France to study and establish the proper forms to give the Israelites the quality the French political and civil.

On Saturday, July 26, 1806, one hundred and eleven representatives of the Jewish community in the departments of France and northern Italy meet in the Chapel of Saint-Jean, a dependency of the Hotel de Ville in Paris. They had received a statement of the Emperor: « My wish is to make the Jews useful citizens of France, to reconcile their beliefs with their duty to repel the French and we could blame them. I want all men living in France are equal and enjoy all of our laws.  »

From the first meeting, the Bordeaux banker Abraham Furtado was elected president. In his inaugural speech he made, in ringing terms, the praise of Napoleon: « The one who wanted to end a bloody anarchy and persecution secular ».

The Assembly will consider various issues during meetings held in August and September. While most do not raise difficulties and raise frank answers, however some, such as mixed marriages and the definition of usury lead to confused debates.

It was then that pops into the mind of Napoleon the idea of ​​joining the Great Sanhedrin the following year. On the emanation essentially religious, the Great Sanhedrin was the supreme council of the Jewish nation. This assembly had ruled Israel from 170 BC to 70 AD

The first to speak out against this project is Alexander, Tsar of Russia. An opinion violently against the freedom granted to the Jews and asked the Orthodox Church to protest with the utmost vigor. It means Napoleon as « the Antichrist and the enemy of God ».

A venomous attack comes from the « Holy Synod » of Moscow, which proclaims: « In order to destroy the foundations of the churches of Christendom. The French Emperor invited all his capital in Jewish synagogues and has the project of founding a new Hebrew Sanhedrin. Who is the same court that once dared to condemn the cross the Lord Jesus.  »

In Catholic Austria, the irritation is great.

In Prussia, the Lutheran church is very hostile reactions in Italy, although less virulent, are still unfavorable. The reaction of London is also formal: « We reject the policy and doctrine of such an Assembly. »

Napoleon takes no account of these protests, although they are supported, even in France, by highly influential.

Shortly after the victory of Jena, he address Posen, November 29, 1806, an eight-page note in which he already sees the status to be granted to the Jews.

The Great Sanhedrin met solemnly February 9, 1807 for a one-month session. The ritual is patterned after the Jewish state, two thousand years ago. La Chapelle Saint-Jean is this time with a huge table in a semicircle around which make up the seventy-one, as the Temple of Jerusalem.

Commenting on the arrangements made during the Great Sanhedrin, the old rabbi Sinzheim had to say during his closing statement: « … and you, Napoleon, thou beloved, thou the idol of France and the Italy, the terror of you wonderful, the comfort of mankind, the support of the afflicted, the father of all peoples, the chosen of the Lord, Israel raises you a temple in his heart all his thoughts are ever to anything that can fill your happiness. Dispose, yes, has the full life and feelings of those you just put the rank of your children, involving them in all the prerogatives of your most faithful subjects.  »

The Great Sanhedrin was the highest assembly of the Jewish nation. She had not sat for 18 centuries. Napoleon had the idea to bring together key leaders of the Jews from across Europe, to enable them to explain the problems that affected them. Convened by order of August 23, 1806, the Great Sanhedrin met from February 9 to March 9, 1807. At the end of the last meeting, Napoleon was proclaimed the « Cyrus » in modern times. He was warmly praised by all representatives unanimously.

The Great Sanhedrin was the highest assembly of the Jewish nation. She had not sat for 18 centuries. Napoleon had the idea to bring together key leaders of the Jews from across Europe, to enable them to explain the problems that affected them. Convened by order of August 23, 1806, the Great Sanhedrin met from February 9 to March 9, 1807. At the end of the last meeting, Napoleon was proclaimed the « Cyrus » in modern times. [The Persian king, Cyrus the Great, was originally the first restoration of Israel.] It was warmly praised by all representatives unanimously.

The decree of 1806 had freed the Jews from their isolation. The Great Sanhedrin of 1807, making Judaism a third official religion, closely tied to their new country. The resolutions of the Sanhedrin of 1807 thus form a kind of arrangement that remains, even today, the organic basis of French Judaism.

Napoleon was the first head of state in Europe to grant freedom of worship for all religions. In this lithograph of time, he gives the Jews.

However, the opposition does not consider himself beaten. Cardinal Fesh, Napoleon’s uncle, said: « Do you know that the Scriptures predict that the end of the world will come when the Jews will be recognized as belonging to a nation made up. »

Marshal Kellerman, supported by Mole mobilized opposition anti-Semitic, which he incurred the wrath of the Emperor: « We must defend themselves to blame all the Jews which is the fact that a minority of them.  »

Chateaubriand says: « … measures imposed which, in effect, in fact, will fall to the finances of the world Jewish shops, and will result in a total subversion everywhere. »

Because of all this opposition, and perhaps especially because of his honeymoon with the Tsar Alexander, after Tilsit, Napoleon agreed to sign, 17 March 1808, a restrictive decree that limited the freedoms granted to the Jews.

April 11, 1808, Napoleon received Mr. Furtado and Maurice Levy of Nancy who wanted to express the emotion of their co-religionists about the restrictive decree. After hearing them, the Emperor immediately gave orders to cancel the decree in 13 departments of the south, southwest and Vosges. In June, it was Livorno and the Basses-Pyrenees who benefited from this measure.

Thus, after three months, more than half of the departments total freedom restored to their Jewish citizens.

In 1811, the last restrictions were lifted in Alsace. From that time nothing in the civil or political activity in France could distinguish Jews from non-Jews.

An anecdote shows how Napoleon was sensitive to the Jewish cause. Then he decorated a young soldier, David Bloom, it said, « Sire, I am unable to accept and Alsatian decoration as my parents are not entirely free. » The Emperor then decided to abolish the remaining restrictions.

The Jews were able to take the courses and universities choose their profession in all branches of society.

The Imperial Almanac of 1811 mentions that the Jewish religion is one of the three official religions of France. Decisions of Napoleon to free the Jews spread to all countries under its authority. The Civil Code assured freedom, equality and fraternity for all, regardless of religion or social status.

In 1811, thanks to Napoleon, Portugal granted the Jews full freedom and allowed them to open their synagogues that were closed for over 200 years.

In Germany, the Netherlands and Italy the Jews experienced for the first time, the sensation of entering into modern life with the opportunity to participate as free men in society.

In parts of Spain that were not under the authority of France, the Inquisition continued his torture and his misdeeds.

After Waterloo, the Holy Alliance meeting in Vienna abolished throughout Europe the liberal laws of Napoleon. The most severe decline occurred in the states under the domination of the pope. It was like Pius VII had wanted revenge on the Jewish population of the humiliations he had suffered in Napoleon’s time. He restored the ghettos and imposed new yellow star.

In France and Holland, it was not until 1830 that the Jews found themselves complete freedom. Then it was the case in Sweden in 1834 and Switzerland in 1838. It is remarkable that in England the Jews were not freed until 1858. Lord Lionel Rothchild had been elected five times before being allowed to sit in Parliament.

This is a historical fact, that the reign of Napoleon, led a decline in the Jewish emancipation and plunged into despair. Note also that the laws of 1808 restored in 1830, are still in force in France.

The meeting of the Jewish people and Napoleon mark a watershed in the history of Judaism. Indeed, the Emperor is the first statesman of modern times to have kindness and lucidly discussed the problems of the Jewish people and giving them appropriate solutions and ethical universal of human rights.

Napoleon did more than any other state leaders before him, to ensure the safety and religious freedom for Jews in all nations it controlled. Yet he had little political advantage to expect from his generous decisions, because there was no more than 40,000 Jews at that time in France.

The Jews of France and the Empire recognized that its benefits were the mark of his big heart and his respect for all ethnic groups and religions. They were so grateful to him, they composed the following prayer in his honor. This prayer was inserted in the missals of all the synagogues of the Empire. Consequently, all the faithful knew they recited this prayer frequently.

The text above is a reproduction of the original Hebrew prayer. French translation below. Ben Weider Collection

Prayer of the Children of Israel citizens of France and Italy for the success and prosperity of our Lord the Emperor, Napoleon the Great King (May her glory spark) Made in the month of March-Hechran, year 5567 (1807 ) Psalms 20, 21, 27, 147

I implore the Lord, creator of heaven, earth and everything that lives there. You have established all the boundaries of the world and attached to each people its own language. You gave to kings the scepter of power for which they govern with equity, justice and righteousness, so that everyone in his place, can live in peace.

We are blessed, how pleasant is our lot since you placed Napoleon the Great on the thrones of France and Italy. No man is worthy to reign, and deserves as many honors and recognition, direct the people with a beneficent authority and all the goodness of his heart.

When the kings of the earth have fought him, thou God, thou hast lavished him your blessings, you have protected, you have allowed him to submit his enemies. They asked him and thanks him, in his generosity, has given them.

Now, again, the Kings have conspired to betray the treaty and replace peace with the blood of war. Armies gathered to fight the Emperor’s enemies here who argue that our master and with his powerful army, prepares to repel aggression.

O God! Master of greatness, strength, power and beauty, we implore you to hold you close to him. Help him, support him, protect him and save him from harm. Tell him « I am your savior » and give him your light and your truth to guide him.

Grace, foils the plots of his enemies. That in the decisions of the Emperor appears your splendor. Strengthens and strengthen his legions and his allies, all movements are marked by intelligence and success.

Give him the victory and forced his enemies to bow before him and ask him peace. This peace, give it to them because he only wants peace among all nations.

God of mercy, Master of Peace, implant in the hearts of the kings of the earth peaceful feelings for the greater good of all humanity.Let not the sword to come to our shed blood of our brothers. Grant that all nations live in peace and everlasting prosperity.

BIBLIOGRAPHY

1. Anchel, Napoleon and the Jews, 1928 2. C.Roth, The Jews of Malta in: Transactions of the Jewish Historical Society of England, XII (1931). 3. The Jewish Press Magazine, April 1998, page 69 4. The Memoirs of Dr. Barry O’Meara 5. The New Judea, vol 16, September 1949 6. Simon Schwarz fuchs, Napoleon, the Jews and the Sanhedrin 7. Proctor Jones, The Memoirs of Baron Fain, First Secretary of the Cabinet Emperor, first edition, 1998. 8. Frans Kobler, Napoleon and the Jews (1975). 9. AS Yahuda, Design of a Jewish state by Napoleon, Evidences publication, 1951, No. 19, May-June.

Ben Weider

President of the International Napoleonic Society in 2875, Bates Road, Montreal, Quebec, Canada H3X 1B7 Chevalier of the Legion of Honour, Knight of the Order of Quebec.

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fév 18 2012

JForum.fr : Israël sauve des enfants palestiniens. SILENCE RADIO -

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JForum.fr : Israël sauve des enfants palestiniens. SILENCE RADIO -.


« Il y a eu entre huit et dix morts », a déclaré à l’AFP une porte-parole de la police israélienne, Louba Samri précisant que les victimes « sont des enfants ».

« Plus de 30 blessés ont été admis dans différents hôpitaux à Ramallah et au mont Scopus », à Jérusalem à l’hôpital israélien Hadassah, a-t-elle précisé.

Les victimes sont des enfants de classe maternelle, âgés de 4 à 6 ans, d’une école d’Anata, à Jérusalem-Est, qui se rendaient dans un parc en Cisjordanie à bord de deux bus scolaires, a-t-on appris auprès des familles et de sources médicales.

Le chauffeur du camion est également un Palestinien de Jérusalem-Estl, selon les familles.

Six corps calcinés d’enfants ainsi que celui d’une enseignante ont été amenés à la morgue de l’hôpital de Ramallah en Cisjordanie, a-t-on indiqué à l’AFP de source hospitalière palestinienne.

« Il y aura une enquête conjointe entre les polices israélienne et palestinienne. La raison de l’accident est apparemment la perte de contrôle du conducteur à cause du temps pluvieux et de la route glissante », a indiqué la porte-parole de la police israélienne.

« Le camion israélien était conduit par un chauffeur qui était un Arabe israélien », a-t-elle ajouté, sans pouvoir préciser s’il s’agissait d’un Palestinien de Jérusalem-Est, détenteur à ce titre d’une carte israélienne de résident de la ville.

L’accident s’est produit à un carrefour très fréquenté au nord de Jérusalem, dans une zone sous contrôle israélien, où l’un des deux bus scolaires s’est renversé après avoir été heurté par le camion.

« Nous annonçons trois jours de deuil et les drapeaux seront mis en berne dans toutes les institutions », a déclaré le président palestinien Mahmoud Abbas, qui a également adressé ses voeux de rétablissement aux blessés, selon des images de la télévision officielle palestinienne.

La police israélienne avait auparavant fait état dans un communiqué d’une « collision entre un camion israélien et un bus palestinien qui transportait des enfants. Le bus s’est renversé et a pris feu ».

« Il y a une coopération sur place entre le Magen David Adom et le Croissant-Rouge palestinien », a déclaré Eli Bin, le directeur du Magen David Adom, l’équivalent israélien de la Croix-Rouge, à la radio militaire.

Des dizaines de blessés ont été évacués, alors que quelque cinquante ambulances sont intervenues. Ils ont été hospitalisés à l’hôpital Hadassa Mont Scopus de Jérusalem et à l’hôpital de Ramallah.

Trois des enfants transportés sur l’hôpital israéliens pourraient être transférés à Hadassa Ein Kerem, l’un des premiers mondiaux en matière de traitement de la peau et des brûlures.

Malgré l’importante aide israélienne, le porteur du titre de « ministre de la santé de l’AP » n’a pas pu s’empêcher de se plaindre que les soldats de Tsahal n’auraient rien fait pour évacuer les victimes. En outre, la circulation a été bloquée pendant plus d’une heure.

AFP- JForum.fr

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fév 13 2012

Henri Laborit

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« L’homme entretient de lui une fausse idée qui sous la pelure avantageuse de beaux sentiments et de grandes idées, maintient férocement les dominances » (H-L)

 

Le pésimisme peut aider à ne pas tomber dans l’angélisme ou la réclame publicitaire. Nous arpentons avec l’oeuvre d’Henri Laborit des domaines vastes et complémentaires : urbanisme, vie politique, biologie,… « Dieu n’est pas un joueur de dé » : il se frottera même à la mécanique quantique. Il fut le découvreur de l’anesthésie moderne et le père des premiers psychotropes à des fin pharmacologiques. Plus de 10 ans après sa disparition, il reste en marge et pourtant ce visionaire de génie a encore de beaux jours devant lui, tant sa pensée demeure vivace.

Le biologiste et le comportementaliste, s’interrogea et tenta de résoudre certaines méprises, notamment l’idée que nous pouvons nous faire de la liberté. Pour autant, il esquissa des perspectives, un nouveau mode d’organisation par le savoir, en quelque sorte une nouvelle étape après « la lutte des classes ». Un nouvel âge passant par un mode autogestionnaire de nos sociétés humaines. Il serait donc possible de produire de l’intelligence sans passer par un système consumériste et de domination par les instincs. Sciences et humanisme ne sont pas contradictoires. La perte de foi de nos contemporains pour le progrès est un jeu dangeureux. Il ne faut pas confondre nihilisme et ce que peut être une pensée critique même péssimiste.

Il y a comme une peur à déformer sa pensée et tout son travail de recherche. Il fut l’un des plus grands scientifiques du vingtième siècle. Il reste quasiment un inconnu pour ses compatriotes, pourtant que de choses à dire sur cette homme et ses découvertes. Un des rares à tenter de s’adresser à tous les publics, ses écrits ont pu ainsi donner à penser notre monde et de l’infiniment petit à l’infiniment grand. Il tentera une grille de pensée, il restera un homme engagé pour le devenir humain qu’il présumait difficile, si ce n’est dévastateur si l’Humanité ne prenait pas conscience de ses rapports de pouvoir.

Il nous laisse beaucoup d’idées à exploiter, pas la peine non plus d’attendre la fin du monde pour le lire, notamment « la société informationnelle ». Le politique, c’est d’abord une science de l’organisation des structures sociales, analysait Henri Laborit sur le thème de l’autogestion dans une société où l’information est prépondérante. En 1973, il estimait déjà que « tant que les informations seront entre les mains de quelques-uns, que leur diffusion se fera de haut en bas, après filtrage, et qu’elles seront reçues à travers les grilles imposées par ceux qui ne désirent pas, pour la satisfaction de la dominance, que cette grille soit contestée ou qu’elle se transforme, la démocratie est un vain mot, la fausse monnaie du socialisme « .

 

« The man has a false idea of ​​him that under the skin advantageous fine sentiments and grand ideas, fiercely maintains dominance » (HL)

The pésimisme can help not to fall into the naïve or the advertising claims. We walk with the work of Henri Laborit broad and complementary areas: urban planning, politics, biology, …  »God is not a player die »: it will rub even quantum mechanics. He was the discoverer of modern anesthesia and the father of the first psychotropic pharmacological end. More than 10 years after his death, he remains on the sidelines and yet visionary genius still has a bright future ahead of him, as his thought is still alive.

The biologist and behaviourist, wondered and tried to resolve some misunderstandings, especially the idea that we can make freedom. However, he sketched the outlook, a new organization with knowledge, somehow a new stage after « class struggle ». A new age self-management through a mode of human societies. It would therefore be possible to produce intelligence without going through a consumerist and domination by instincs. Science and humanism are not contradictory. The loss of faith of our contemporaries for Progress game is dangerous. Do not confuse nihilism and that critical thinking can be very pessimistic.

There’s a fear to distort his thought and all his research. He was one of the greatest scientists of the twentieth century. He remains virtually unknown to his countrymen, however, that much to say about this man and his discoveries. One of the few to try to address all audiences, and his writings were to suggest our world and the infinitely small to the infinitely large. He will try a grid of thought will be, a man hired to become human he assumed the difficult, if not devastating if mankind did not realize its power relations.

It gives us many ideas to use, do not bother either to wait for the world to read, including « information society ». The policy is primarily a science of organization of social structures, Henri Laborit analyzed on the theme of self in a society where information is paramount. In 1973, he already felt that « as the information will be in the hands of a few, that their distribution will be from top to bottom, after filtering, and they will be received through the gates imposed by those who wish not to the satisfaction of dominance, that this grid is contested or it is transformed, democracy is an empty word, the false currency of socialism « .

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Vente aux enchères Oeuvre Falret

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Aux Champs Elysées

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fév 11 2012

Franco, 30 000 enfants volés, aider ces adultes à retrouver leurs racines. Franco, 30 000 children stolen, helping these adults to find their roots

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illustration clip art of upset toothy toddler in diaper and holding blue rattle<br />

Les chiffres sont tellement énormes que l’on a du mal à y croire. Et pourtant, au coeur de l’europe, en Espagne, un énorme scandale vient de remonter à la surface. Dès années 40 jusqu’en 1987, près de 300000 bébés auraient été volés à leurs mères. Un véritable choc pour les espagnols. Complicités d’institutions religieuses et de cliniques privées. Enfants, parents adoptifs, mères spoliées, familles recomposées, un véritable système mafieux à l’échelle d’un Etat a été sciemment mis en place. Spécial Investigation a enquêté sur le système occulte des bébés volés.

Spécial Investigation – Magazine – 2011 – Présentation : Stéphane Haumant - Enquête : Marie Brunerie – Claude Ardid - Production : Capa…

Christian WIEDERLE Docandfiction-tv.fr

L’espagne doit faire face au scandale…
Au coeur de l’europe, en Espagne, un énorme scandale vient de remonter à la surface. Dès années 40 jusqu’en 1987, près de 300000 bébés auraient été volés à leurs mères. Un véritable choc pour les espagnols. Complicités d’institutions religieuses et de cliniques privées. Enfants, parents adoptifs, mères spoliées, familles recomposées, de nombreux témoignages ne laissent aucun doute sur les pratiques mafieuses et massives d’un Etat qui a sciemment participé, voir organisé le vol de bébés. Les chiffres sont tellement énormes que l’on a du mal à y croire. Et pourtant, c’est la réalité…

Un incroyable commerce d’enfants…
300000 bébés pour alimenter un vaste trafic d’enfants. Les espagnols, notamment ceux qui vécu sous l’ère Franco, doivent aujourd’hui se regarder en face, et ce n’est pas facile. Tout commence lorsque Franco arrive au pouvoir en 1939. Après sa victoire face aux républicains, la chape de plomb du dictateur s’installe. Avec son alliée, l’Eglise Catholique, Franco va commettre l’impensable. Son objectif : retirer le plus possible de nouveaux nés des familles républicaines et les faire adopter par des parents de droite catholique. « Votre bébé est mort, désolé ». Une phrase laconique, et puis plus rien. Voilà ce que toutes ces familles ont cru durant près de 50 ans. Une fois la machine lancée, rien ne l’arrêtera. La toute nouvelle démocratie espagnole, installée en 1975, va également laisser faire pour de basses raisons mercantiles jusqu’en 1987…

Des vies brisées…
Aujourd’hui, tout remonte à la surface. Combien de vies brisées par ces pratiques mafieuses d’un autre temps… Personne ne le sait réellement. Une chose est sûre : l’argent est au coeur du système. Toutes les institutions religieuses impliquées, pourtant aujourd’hui appelées à comparaître devant la justice espagnole suite aux milliers de plaintes déposées par les familles des enfants volés, nient systématiquement toutes responsabilités. La plupart se cachent derrière de vagues décisions d’Etat avec lesquelles elles n’auraient rien à voir. Un véritable mur du silence autour du tabou absolu. Idem pour les responsables de cliniques privées ou d’Etat qui auraient sciemment pratiqué ces vols de bébés…

L’ADN : dernier recours…
Aujourd’hui, des milliers de tests ADN sont en train d’être effectués en Espagne. Objectif : renouer les liens entre les mères qui cherchent leurs bébés et les enfants qui veulent retrouver leurs parents. Des parents et des enfants qui se retrouvent parfois à des milliers de kilomètres. L’enquête de Spécial Investigation a ainsi franchi l’Atlantique où de nombreux américains ou sud-américains apprennent un beau matin que leurs parents ne sont pas leurs parents biologiques. Retrouver leur mère, leur père ou un membre de leur famille, en Espagne ou ailleurs, devient alors leur seul objectif, avec l’impression bien réelle qu’on leur a volé leur vie…

The numbers are so huge that it’s hard to believe. Yet at the heart of Europe, in Spain, a huge scandal has come to the surface.From 40 years until 1987, nearly 300,000 babies have been stolen from their mothers. A real shock to the Spanish. Complicity of religious institutions and private clinics. Children, adoptive parents, mothers robbed, blended families, a true mafia system at State level has been deliberately introduced. Special Investigation investigated the occult system of babies stolen.

Special Investigation – Magazine – 2011 – Presentation: Stephane Haumant – Survey: Brunerie Marie – Claude Ardid – Production: Capa …

Christian WIEDERLE Docandfiction-tv.fr
The Spain faces the scandal …
At the heart of Europe, in Spain, a huge scandal has come to the surface. From 40 years until 1987, nearly 300,000 babies have been stolen from their mothers. A real shock to the Spanish. Complicity of religious institutions and private clinics. Children, adoptive parents, mothers robbed, blended families, many testimonies leave no doubt about the massive and mafia practices of a State which was knowingly involved, see organized theft of babies. The numbers are so huge that it’s hard to believe. Yet it is reality …

An amazing trade in children …
300,000 babies to feed a vast traffic in children. Spaniards, especially those who lived under the Franco era, must now confront, and it is not easy. It all begins when Franco came to power in 1939. After his victory against the Republicans, the yoke of dictator moved. With its ally, the Catholic Church, Franco will do the unthinkable. His goal: get the most out of newborns of republican families and have them adopted by parents of Catholic right.  »Your baby is dead, sorry ». A terse sentence, and then nothing. That’s what all these families have believed for nearly 50 years. Once the machine is started, nothing will stop it. The new Spanish democracy, installed in 1975, will also let for base reasons mercantile until 1987 …

Shattered Lives …
Today, everything goes back to the surface. How many lives shattered by these criminal practices of another time … No one really knows. One thing is sure: the money is in the heart of the system. All religious institutions involved, yet today called to appear before the Spanish courts after thousands of complaints from families of stolen children, systematically deny all liability. Most hide behind vague decisions of state with whom they have nothing to do. A real wall of silence around the absolute taboo. Ditto for those responsible for private clinics or state that would knowingly practiced these flights of babies …

DNA: last resort …
Today, thousands of DNA tests are being conducted in Spain. Objective: To renew the ties between mothers who want their babies and children who want to find their parents. Parents and children who are sometimes thousands of kilometers. The survey of Special Investigation has crossed the Atlantic where many American and South American learn one morning that their parents are not their biological parents. Find their mother, father or a family member, in Spain or elsewhere, becomes their sole objective, feeling real they were robbed of their lives …

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fév 11 2012

Guernica Picasso. Anti-Franco

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Guernica est une des œuvres les plus célèbres du peintre espagnol Pablo Picasso. Il la réalisa à la suite du bombardement de la ville de Guernica qui eut lieu le 26 avril 1937, lors de la guerre d’Espagne, et qui devint rapidement un symbole de la violence de la répression franquiste avant de se convertir en symbole de l’horreur de la guerre en général. Toile monumentale s’apparentant à un puzzle aux formes démantelées caractéristique du cubisme, elle est initialement commandée pour décorer le pavillon espagnol de l’Exposition universelle de Paris de 1937 et est exposée au musée de la Reine Sofia à Madrid. Elle a été peinte à Paris.
La peinture

design mascot fish

Reproduction murale (en carreaux de faïence) du tableau dans la ville de Guernica.
Guernica est une peinture d’une taille imposante (349 x 776 cm). C’est une peinture d’histoire, à l’huile, exécutée en camaïeu de couleurs gris-noir barré de jaune et blanc car, tout en restant un choix artistique, Picasso a créé ce tableau grâce à la presse écrite, laquelle était encore en noir et blanc en 1937. Elle représente une scène de violence, de douleur, de mort et d’impuissance dont la cause n’est pas représentée explicitement dans la série des études préparatoires du premier jour (le 1er mai 1937) conservées au Musée de la Reine Sofia à Madrid : les flammes causées par les bombes ne sont pas encore présentes sur les toits des maisons et les premiers dessins semblent évoquer une simple querelle entre des chevaux et des taureaux qu’une femme, tendant au bout de son bras une lampe à pétrole, chasse de la place du village par ses cris. Une étude récente montrerait cependant que la toile achevée serait reliée dès ses premières esquisses aux travaux précédents de Picasso sur la Minotauromachie (1930-1937)1 : le taureau présent sur le tableau n’étant plus que l’avatar du Minotaure et son regard celui du monstre mythique qui a joui de son forfait, le viol d’une jument qui représente symboliquement d’après Picasso lui-même, le peuple espagnol. Quand il aura connaissance au cours de la journée du premier mai 1937 des photographies de Guernica en flammes publiées par les journaux, il intègrera le bombardement dans son œuvre comme une conséquence de ce viol, idée première de la construction, en rajoutant par surimpressions successives, les effets désastreux que le machisme effréné peut avoir sur l’humanité : un cortège de massacres et de villes en flammes. Picasso qui aimait se comparer avant Guernica au Minotaure, monstre mythique aux appétits sexuels jamais assouvis, a su faire émerger à la perfection par le syncrétisme qu’il opère entre la vie intérieure de l’artiste et l’événement historique qui révolutionne sa conscience, la brisure de l’espace intime par l’intrusion du viol collectif.
« La peinture n’est pas faite pour décorer les appartements, c’est un instrument de guerre, offensif et défensif, contre l’ennemi. »
— Picasso2
Le choix d’un effet global de noir et blanc évoque les photos de guerre : Picasso vivait en France depuis 1900 mais son cœur espagnol a été profondément choqué quand il a appris par la presse que Guernica avait été bombardée. Le noir et blanc du tableau résulte également des photographies prises lors de la longue élaboration de l’œuvre par la compagne de Picasso, Dora Maar, photographe surréaliste, qui apportait régulièrement au peintre dans son atelier de la rue des Grands-Augustins, les clichés des états successifs de l’œuvre3. Picasso consultait les états antérieurs de sa toile pour modifier la peinture par une nouvelle balance des blancs et des noirs pour que Guernica apparaisse comme un immense poster compréhensible par tous, dénonçant le crime contre l’humanité qui venait de se produire. Ainsi, dans le pavillon de la République espagnole de l’Exposition Universelle, Picasso put exposer une critique des totalitarismes qui étaient intervenus militairement dans la guerre d’Espagne, juste à côté de leurs pavillons monumentaux, instruments de leur propagande.
La figure centrale du tableau est un cheval blessé, une jument plus exactement, dont le corps est marqué par le viol. À gauche, une femme porte son enfant mort et hurle de douleur. Derrière elle, un taureau, impassible, image de la cruauté et de la force brutale. À droite du tableau, trois femmes désarticulées pleurent ou hurlent dont le personnage de la mère qui reprend le thème du Massacre des innocents de Nicolas Poussin. En fond de tableau, des formes géométriques sombres évoquent des immeubles effondrés. En bas, une tête d’homme et un bras coupé tient une épée brisée. Seule minuscule trace d’espoir, une main porte une toute petite fleur.
« La guerre d’Espagne est la bataille de la réaction contre le peuple, contre la liberté. Toute ma vie d’artiste n’a été qu’une lutte continuelle contre la réaction et la mort de l’art. Dans le panneau auquel je travaille et que j’appellerai Guernica et dans toutes mes œuvres récentes, j’exprime clairement mon horreur de la caste militaire qui a fait sombrer l’Espagne dans un océan de douleur et de mort. »
— Picasso

Guernica is one of the most famous works of Spanish painter Pablo Picasso. He realized after the bombing of the town of Guernica, which took place April 26, 1937, during the Spanish Civil War, and quickly became a symbol of the violence of the Francoist repression before converting into a symbol of horror of war in general. Monumental canvas resembling a puzzle shapes characteristic of Cubism dismantled, it is initially commissioned to decorate the Spanish Pavilion at the Paris Exposition of 1937 and is on display at the Queen Sofia museum in Madrid. It was painted in Paris.
Painting

Wall (in tiles) of the table in the town of Guernica.
Guernica is a painting of a large size (349 x 776 cm). It is a history painting, in oil, executed in shades of gray-black striped colors of yellow and white because, while remaining an artistic choice, Picasso created this table with the press, which was still black and white in 1937. It depicts a scene of violence, pain, death and helplessness whose cause is not shown explicitly in the series of preparatory studies of the first day (1 May 1937) in the Museum of Queen Sofia in Madrid: flames caused by the bombs are not yet present on the rooftops and the first drawings seem to evoke a simple quarrel between horses and bulls that a woman, holding his arm after an oil lamp, fighter village square with its cries. A recent study shows, however, that the painting would be completed soon joined his first sketches Picasso’s earlier works on Minotauromachie (1930-1937) 1: the bull on this table is no longer the avatar of the Minotaur and his eyes the mythical monster who has enjoyed his crime, the rape of a mare which is symbolically from Picasso himself, the Spanish people. When it becomes aware during the day May 1, 1937 photographs of Guernica in flames published by the newspapers, it will integrate the bombing in his work as a result of the rape, the first idea of ​​the construction, adding superimpositions by successive the disastrous effects that unbridled machismo can have on humanity: a trail of massacres and cities in flames. Picasso, who liked to compare Guernica before the Minotaur, the mythical monster sexual appetites never satisfied, was able to emerge to perfection by the syncretism that operates between the inner life of the artist and the historic event which revolutionized his conscience, the breaking of the intimate space by the intrusion of gang rape.
« Painting is not done to decorate apartments, it is an instrument of war, offensive and defensive, against the enemy.  »
- Picasso2
The choice of an overall effect of black and white evokes images of war: Picasso lived in France since 1900 but his Spanish heart was deeply shocked when he learned from the press that Guernica was bombed. The black and white table results also photographs taken during the long development of the work by the companion of Picasso, Dora Maar, surrealist photographer, who regularly brought the painter in his studio in the Rue des Grands-Augustins, clichés successive states of œuvre3. Picasso consulted earlier states of the canvas to change the paint with a new white balance and black for Guernica appears as a giant poster that everyone can understand, denouncing the crime against humanity that had just occurred. Thus, in the pavilion of the Spanish Republic in the World Fair, Picasso could expose a critique of totalitarianism which had intervened militarily in the war with Spain, right next to their monumental pavilions, instruments of propaganda.
The central figure in the table is a wounded horse, a mare, more precisely, whose body is marked by rape. At left, a woman carries her child screams in pain and death. Behind her, a bull, impassive image of cruelty and brute force. To the right of the table, three women disjointed cry or howl with the character of the mother who takes up the theme of the Massacre of the Innocents by Nicolas Poussin. In table background, geometric shapes evoke dark collapsed buildings. Downstairs, a man’s head and a severed arm holding a broken sword. Only tiny traces of hope, a hand wearing a tiny flower.
« The Spanish war was the Battle of the reaction against the people, against freedom. All my life as an artist was only continual struggle against reaction and the death of art. In the panel which I work and I will call Guernica, and in all my recent works, I clearly express my abhorrence of the military caste which has sunk Spain in an ocean of pain and death.  »
- Picasso

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fév 11 2012

The Spanish Civil War. La guerre civile espagnole

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illustration clip art orange man with lab coat and glasses, learned and wise, pharmacologist<br />

La guerre civile espagnole
Il rejoint les républicains espagnols le 22 juillet 1936. Il monte de toutes pièces l’escadrille España avec une vingtaine de Potez et en prend le commandement bien que ne sachant pas piloter, comme coronel (colonel), jusqu’en 1937. Il participe au bombardement à Medellin, lors de la campagne du Tage, et à la destruction du terrain d’atterrissage d’Olmedo. En février 1937, il participe à une mission sur Malaga.
Les appréciations des supérieurs militaires de Malraux ne lui sont pas favorables. Antonio Camacho Benitez, chef de l’aviation gouvernementale, écrit dans un rapport : « Après l’attitude et l’action de monsieur Malraux, il conviendrait de prendre trois mesures : le réduire à la discipline, l’expulser ou le fusiller »8. D’après les mémoires d’Ignacio Hidalgo de Cisneros, qui, à la fin de la guerre civile, était général en chef de l’aviation républicaine, Malraux se déconsidéra en prétendant s’ériger en chef d’escadrille sans comprendre qu’il aurait fallu pour cela être aviateur, surtout en temps de guerre ; à trois ou quatre exceptions près, les aviateurs de Malraux n’étaient pas des antifascistes mais de simples mercenaires, attirés par une solde très élevée ; Malraux, étant ignorant de l’aviation, s’en remettait à eux mais ils ne firent rien d’utile et, au contraire, créèrent des difficultés ; Hidalgo de Cisneros essaya à plusieurs reprises de les licencier, « mais le gouvernement s’y opposait, alléguant la mauvaise impression que produirait en France l’expulsion d’Espagne, pour inutilité et indélicatesse, des aviateurs qu’une fausse propagande avait convertis en héroïques défenseurs de la liberté »9.
Malraux rentre à Paris en 1937. Après s’être inspiré de son combat pour écrire le roman L’Espoir, à l’Hôtel Alexandra, route de Castel à Vernet-les-Bains, qui sera publié en décembre 1937, il passe l’hiver à Paris, résidant à l’Hôtel Madison au 143, boulevard Saint-Germain ; Josette Clotis demeure à deux pas, à l’hôtel Royal-Condé. Il part ensuite pour les États-Unis faire une tournée de conférences afin de récolter des fonds pour la République Espagnole et visite successivement New York, Philadelphie, Washington, Hollywood, San Francisco, et au Canada, Toronto et Montréal. Il séjourne dans les Pyrénées avec Josette, après avoir participé en juillet au Congrès des écrivains pour la défense de la culture. En 1938 il réalise le film Espoir, sierra de Teruel, dont le tournage démarre en juillet à Barcelone, puis à Tarragone et dans la sierra de Montserrat, et se sépare de Clara. En janvier 1939, l’équipe du film doit évacuer Barcelone tombée aux mains des nationalistes et part terminer le film à Joinville et Villefranche-de-Rouergue. Le film est projeté trois fois puis censuré en septembre. Il tente sans succès de s’engager en 1939, à la déclaration de guerre, dans une unité de chars.

The Spanish Civil War

He joined the Spanish Republican July 22, 1936. It rises from scratch with the squadron España twenty Potez and took command while driving not knowing, as colonel (Colonel), until 1937. He participated in the bombing in Medellin, during the campaign of the Tagus, and destruction of the landing field of Olmedo. In February 1937 he completed a tour of Malaga.
The assessments of military superiors Malraux does not favor him. Antonio Camacho Benitez, head of the government air force, wrote in a report: « After the attitudes and actions of Mr. Malraux, it should take three steps: the reduction of discipline, expel him or shoot him » 8 . According to the memoirs of Ignacio Hidalgo de Cisneros, who, at the end of the Civil War, was commanding general of the Republican air force, Malraux discredited by claiming itself up as a squadron leader without understanding it would have required to be an aviator, especially in wartime, three or four exceptions, Malraux airmen were not fascist but mere mercenaries, attracted a very high balance, Malraux, being ignorant of aviation , relied on them but they did nothing useful and, instead, created difficulties; Hidalgo de Cisneros tried repeatedly to fire them, « but the government objected, arguing the wrong impression that produce in France the expulsion from Spain, for futility and dishonesty, false propaganda fliers that had converted to heroic defenders of freedom « 9.
Malraux returned to Paris in 1937. After being inspired by his struggle to write the novel L’Espoir, at the Hotel Alexandra Road Castel Vernet-les-Bains, to be published in December 1937, he spent the winter in Paris, residing Hotel Madison at 143 Boulevard Saint-Germain; Josette Clotis remains two steps, at the Royal-Conde. He then moved to the United States to do a speaking tour to raise funds for the Spanish Republic and successively visited New York, Philadelphia, Washington, Hollywood, San Francisco, and in Canada, Toronto and Montreal. He stayed in the Pyrenees with Josette, after participating in the July Writers’ Congress in defense of culture. In 1938 he directed the film Hope, Sierra de Teruel, which starts filming in July in Barcelona, ​​Tarragona and then in the Sierra de Montserrat, and separates from Clara. In January 1939, the film crew must evacuate Barcelona fell to the nationalists and hand finish the film in Joinville and Villefranche-de-Rouergue. The film is then censored three times in September.He tries unsuccessfully to commit in 1939 to the declaration of war, in a tank unit.

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fév 11 2012

The militant anti-fascist. Le militant antifasciste

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illustration clip art of cute black/white panda bear, sitting, being feed bamboo by chinese man<br />
Le militant antifasciste

Dès 1933, il milite contre le fascisme et le nazisme, en prononçant un discours lors de la première réunion de l’Association des écrivains et artistes révolutionnaires, présidé par André Gide et prend la défense de Dimitrov, accusé d’avoir incendié le Reichstag. Au mois d’août, il rencontre Trotski. Il a une courte liaison avec Louise de Vilmorin.
En janvier 1934, il part à Berlin en compagnie d’André Gide pour tenter d’obtenir la grâce de Dimitrov. En mars, il se lance dans une nouvelle aventure : il va avec le capitaine Édouard Corniglion-Molinier reconnaître en avion le site de Marib, au Yémen, capitale légendaire du royaume de Saba, celui de la Reine de Saba. Le 7 mars, ils survolent les ruines et au retour rencontrent l’empereur Hailé Sélassié 1er à Addis-Abeba. De juin à septembre, Clara et André Malraux sont en URSS. Il donne des entretiens à la Pravda, rencontre Staline, Gorki, Eisenstein, ainsi que Boris Pasternak. En août, il assiste au Congrès des écrivains et prononce un discours: L’art est une conquête. Avec Gide, ils organisent le Congrès international des écrivains pour la défense de la culture, au Palais de la Mutualité.
En mars 1936, il refait un court séjour en URSS et y rencontre Gorki peu avant sa mort.

The militant anti-fascist
Since 1933, he campaigned against fascism and Nazism, in a speech at the first meeting of the Association of Revolutionary Writers and Artists, chaired by André Gide and defends Dimitrov, accused of setting fire to the Reichstag. In August, he met Trotsky.It has a brief affair with Louise de Vilmorin.
In January 1934, he moved to Berlin with André Gide to try to obtain the grace of Dimitrov. In March, he began a new adventure: it goes with Captain Edward Corniglion recognize Molinier-air site of Marib, Yemen, legendary capital of the kingdom of Sheba, oneof the Queen of Sheba. March 7, they fly over the ruins and return to meet the Emperor Haile Selassie the first in Addis Ababa. From June to September, Clara and Andre Malraux in the USSR. He gives interviews to Pravda, Stalin met Gorky, Eisenstein, and BorisPasternak. In August, he attended the Writers’ Congress and a speech: Art is a conquest. With Gide, they organize the International Congress of Writers for the Defense of Culture, the Palace of Mutuality.
In March 1936, he rebuilt a short stay in the USSR Gorky, where he met shortly before his death.

 

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